Breizh Amerika Profiles : Alan NobiliDe la presqu’île de Crozon aux rues vibrantes de La Nouvelle-Orléans, Alan Nobili, directeur exécutif de l’Alliance Française de La Nouvelle-Orléans, incarne un pont vivant entre la Bretagne et la Louisiane. Breton par ses origines et passionné par le dialogue des cultures, il s’attache à renforcer les échanges entre ces deux territoires à travers la langue, la musique et la créativité. Dans ce nouveau Breizh Amerika Profile, il nous raconte comment l’Alliance Française s’impose comme un véritable carrefour francophone — et comment l’esprit breton continue d’inspirer la vie sur les rives du Mississippi. Pouvez-vous nous parler de votre lien avec la Bretagne ? [ Alan Nobili ] Je garde un lien très fort avec la Bretagne — à la fois personnel et professionnel. Ma mère est de Brest-même, mes grands-parents y vivaient, et j’ai passé une partie de mon enfance à y retourner régulièrement, le plus souvent du côté de la presqu’île de Crozon. On peut dire que je suis à moitié breton, et très attaché à cette région dans laquelle j’ai mes racines, mes oncles, mes tantes, mon parrain, ma marraine, mes cousins… Au-delà de mes attaches familiales, j’entretiens aussi des liens professionnels avec la Bretagne. Récemment, j’ai eu l’occasion d’y développer des échanges culturels entre la Louisiane et la région bretonne, notamment autour de la musique et de la langue. Les artistes louisianais que nous accompagnons – souvent pour les préparer linguistiquement et culturellement - participent à des festivals bretons, créant de véritables passerelles humaines et artistiques entre nos deux territoires. En février 2025, je suis allé à Quimper pour rencontrer l’équipe du festival Aprèm Jazz avant qu’une délégation de jeunes louisianais viennent y jouer en juillet. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l'Alliance Française de La Nouvelle-Orléans ? L’Alliance Française de La Nouvelle-Orléans, c’est à la fois un centre culturel et éducatif, et un véritable tiers lieu — un espace vivant qui inspire et s’inspire des initiatives artistiques et culturelles de la ville. Ici, tout se croise : les langues, les musiques, les idées. On y enseigne le français, bien sûr, avec une expertise inégalée, celle des professeurs de l’Alliance Française mais surtout on y fait vivre la francophonie à travers des projets et des talents qui font battre le cœur de La Nouvelle-Orléans. Nous faisons partie d’un réseau mondial de 830 Alliances Françaises, mais la nôtre a quelque chose d’unique : elle fait rayonner la francophonie louisianaise — dans toute sa diversité, sa créativité et sa chaleur humaine. L'Alliance a déjà collaboré avec Breizh Amerika. Quel a été le succès de ces événements ? La collaboration avec Breizh Amerika, c’est avant tout une histoire de rencontres mais aussi une évidence. La Bretagne et la Louisiane partagent beaucoup : une langue héritée, une forte identité régionale, une créativité musicale incroyable. Avec Breizh Amerika, on travaille justement à faire vivre ces liens à travers des projets concrets — des concerts, des projections, des échanges entre artistes et même des moments de formation. Ont a accueilli à l’Alliance Française plusieurs événements mettant en avant la Bretagne contemporaine. Par exemple, en octobre 2022, une délégation bretonne était en Louisiane avec un arrêt à l’Alliance pour une projection-concert intitulée "Copains Comme Cajuns" avec un concert de Thomas Moisson & Roland Conq. Et tout récemment, nous avons organiser une soirée bretonne avec un concert du duo Tanguy Soubigou & Simon Creachcadec qui viennent de Plougastel-Daoulas. C’est un partenariat qui a beaucoup de sens pour nous, parce qu’il incarne parfaitement ce que nous voulons faire à l’Alliance : créer des passerelles francophones, faire dialoguer les cultures et montrer que la langue française, ici comme en Bretagne, reste un formidable moteur de créativité et de lien humain. Qu'est-ce qui vous manque le plus de la Bretagne ? Ce qui me manque le plus de la Bretagne, ce sont les balades sur la presqu’île de Crozon, le vent salé, la lande balayée par la pluie, cette lumière changeante à chaque minute… C’est une ambiance qui fait partie de moi. Avec un bon ciré, les joues bien roses et le vent dans les cheveux, je me sens heureux — à cent pour cent. Je ressens quelque chose de profondément fort et apaisant. Je me sens connecté à ma famille, à mes ancêtres, à ma culture. Et puis, en Bretagne, tout finit toujours autour d’un bon repas familial, d’un binic avec des crêpes complètes, avec des chansons et des conversations sans fin. J’aime la fête et c’est aussi mon côté breton. C’est une région qui respire la convivialité, un peu comme la Louisiane, finalement.
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Le 10e anniversaire de Breizh Amerika se poursuivent en LouisianeAprès un lancement festif à Lorient marqué par la création de la Breizh Amerika Session IPA, suivi quelques semaines plus tard par des performances vibrantes du Breizh Amerika Collective lors du Festival Interceltique de Lorient, les célébrations du 10e anniversaire de Breizh Amerika continuent de l’autre côté de l’Atlantique. C’est désormais en Louisiane, à Lafayette et à La Nouvelle-Orléans, que Breizh Amerika marquera cette décennie d’échanges culturels et de ponts tissés entre la Bretagne et les États-Unis. Des événements uniques sont prévus pour faire rayonner cette belle aventure bretonne en terre cadienne. Quel est le programme à Lafayette ?Que vous soyez Breton ou simplement ami de la Bretagne : rejoignez-nous pour continuer à célébrer les 10 ans de Breizh Amerika ! Comme toujours, nous serons à la recherche d’échanges et de rencontres pour partager nos cultures et créer des ponts entre les peuples. Cette fois, nous organisons un événement unique : la Breizh Amerika Collab, une collaboration musicale inédite entre artistes bretons et cajuns. 🎶 Depuis la Bretagne : Tanguy Soubigou et Simon Creachcadec 🎶Depuis la Louisiane : Louis Michot (double lauréat des Grammy Awards), Jourdan Thibodeaux, Trey Boudreaux et Kevin Naquin. Cette collaboration prendra vie pendant le Festival Acadiens et Créoles à Lafayette, un cadre idéal pour faire dialoguer les musiques et traditions de nos deux régions. Breizh Amerika tiendra également un stand Bretagne au festival, une belle occasion de découvrir ou redécouvrir la richesse de la Bretagne : sa culture, sa langue, son tourisme… sans oublier les dégustations de beurre breton, de gâteau breton et du célèbre kouign-amann ! Un grand merci à nos partenaires et soutiens : la Région Bretagne et la Brasserie Lancelot. 📅 Dates à retenir à Lafayette :
Qu'est-ce que le Festival Acadiens et Créoles ?Le Festival Acadiens et Créoles est l’un des plus grands événements culturels de Louisiane, célébrant la richesse des traditions cajunes et créoles à travers la musique, la gastronomie, l’artisanat et la langue. Organisé chaque année à Lafayette, au cœur de l’Acadiana, ce festival rassemble des milliers de visiteurs venus découvrir ou vivre pleinement l’héritage unique de cette région. C’est un moment fort pour mettre en lumière les liens profonds entre la Louisiane et la Bretagne. C’est donc tout naturellement que Breizh Amerika y participe cette année pour marquer son 10e anniversaire, et renforcer encore les passerelles culturelles entre nos deux territoires. Quel est le programme à New Orleans ?Rendez-vous à l’Alliance Française de La Nouvelle-Orléans, en partenariat avec le New Orleans Jazz Museum, pour une soirée « A Night in Brittany » qui met la Bretagne à l’honneur. La soirée débutera par une table ronde avec Greg Lambousy (directeur du New Orleans Jazz Museum), George Brown et Chantz Powell, membres du Breizh Amerika Collective. Ils reviendront sur la genèse du projet, né de l’envie de créer des ponts musicaux entre la Bretagne et La Nouvelle-Orléans, deux territoires riches de traditions musicales vivantes. Le Breizh Amerika Collective rassemble des musiciens bretons (Julien Le Mentec, Gweltaz Rialland, Thibault Niobé, Lionel Prigent) et louisianais dans un esprit de collaboration et de fusion des styles — entre fest-noz, jazz, funk et musiques traditionnelles. Après des résidences de création aux États-Unis, le collectif s’est notamment illustré en 2025 lors de performances remarquées au Festival Interceltique de Lorient (FIL), où cette fusion inédite entre musiques bretonnes et louisianaises a conquis le public. La conversation sera suivie d’un concert de musique bretonne par le duo Tanguy Soubigou & Simon Creachcadec (accordéon & saxophone). Et pour parfaire l’expérience : crêpes bretonnes servies toute la soirée. 📅 À noter à La Nouvelle-Orléans :
Qui sont Tanguy Soubigou et Simon Creachcadec ?Tanguy Soubigou et Simon Creachcadec viennent de Plougastel, une petite commune de Bretagne… mais leur musique, elle, dépasse largement les frontières. Avec pour seuls instruments un accordéon diatonique et un saxophone, ils créent une musique puissante, organique, et profondément entraînante — à la fois ancrée dans la tradition et résolument contemporaine. Leur style s’inspire des danses traditionnelles bretonnes, mais ce n’est pas une musique de musée : elle est vivante, brute, et pensée pour le présent. Imaginez une sorte de folk mondial sous tension : des riffs d’accordéon hypnotiques, des envolées de saxophone, et des grooves qui donnent envie de danser, même sans connaître les pas. Leur aventure en duo prend son envol en 2017, lors d’une tournée en Louisiane. Le choc culturel entre la Bretagne et le pays cajun fait jaillir une étincelle dans leur musique, les poussant à explorer de nouveaux territoires sonores, entre tradition et modernité. 🎵 Tanguy, issu d’une famille de musiciens depuis cinq générations, monte sur scène dès l’âge de 10 ans. Figure respectée de la scène bretonne, il a joué à travers l’Europe et les États-Unis, remporté de nombreux prix, et même rédigé un mémoire universitaire sur le "swing" naturel des danses bretonnes. 🎷 Simon est un saxophoniste et multi-instrumentiste passionné (il joue aussi de la clarinette et de la bombarde). Ancien membre du prestigieux Bagad de Lann-Bihoué (groupe de musique officielle de la Marine nationale française), il apporte une touche jazz, un son riche, et une énergie communicative à chaque performance. Sur scène, pas de script : juste une alchimie musicale, un groove irrésistible, et une joie contagieuse. Que ce soit en salle, sous un chapiteau de fest-noz, ou en plein air, le duo Soubigou / Creachcadec invite à bouger, vibrer… et ressentir. Une fin de tournée sous le signe de Samhain… à La Nouvelle-Orléans !Pour clore cette série d’événements marquant les 10 ans de Breizh Amerika, nous célébrerons également Samhain, l’ancienne fête celtique marquant la fin de l’année et le début de la saison sombre. Célébrée depuis des millénaires en Bretagne et dans d'autres cultures celtiques, Samhain est un moment de passage, de mémoire et de mystère — un temps où, selon la tradition, le voile entre les mondes devient plus mince. Quel meilleur endroit que La Nouvelle-Orléans pour fêter cette période si particulière ? Surnommée "la ville la plus hantée d’Amérique", NOLA est célèbre pour son atmosphère envoûtante : rues chargées d’histoire, vieux cimetières aux allées ombragées, légendes vaudou, et passion pour tout ce qui touche au mystique, à l’invisible et à la célébration des esprits. 🎃 Entre musique, traditions celtiques et ambiance surnaturelle, cette fin de tournée promet d’être inoubliable, vibrante et un peu magique. George Brown du trombone de La Nouvelle-Orléans aux scènes bretonnes du Festival de Lorient 2025Chaque été, Lorient devient le carrefour vibrant des cultures celtiques, un lieu où traditions, langues et musiques se croisent pour célébrer l’héritage et la créativité des nations celtes. En 2025, l’événement prendra une dimension résolument transatlantique avec l’accueil d’un projet musical hors du commun : le Breizh Amerika Collective. Ce collectif unique en son genre trace un pont sonore entre la Bretagne et les États-Unis, réunissant des musiciens bretons et américains autour d’un répertoire mêlant musique traditionnelle, jazz, soul, funk et improvisation. Pour cette édition exceptionnelle, deux invités venus tout droit de La Nouvelle-Orléans rejoignent l’aventure : le charismatique Sir Chantz R. Powell, chanteur et trompettiste aux allures de showman, et le talentueux George Brown, tromboniste de renom et figure incontournable de la scène jazz louisianaise. Créé en 2015, le Breizh Amerika Collective s’attache à révéler les échos entre les cultures celtiques et afro-américaines à travers des résidences, des concerts et des collaborations inédites. En 2025, le collectif se produira à Lorient lors de deux concerts qui s’annoncent comme des temps forts du festival :
Sur scène, attendez-vous à une fusion musicale audacieuse, mêlant binioù, bombarde, guitare bretonne et cuivres vibrants de La Nouvelle-Orléans, dans un souffle commun porté par l’énergie de la création et du métissage musical. Qui est George Brown ?George Brown est l’un des trombonistes les plus en vue de La Nouvelle-Orléans. Artiste charismatique, il est reconnu pour son jeu puissant, son énergie scénique contagieuse et sa capacité à naviguer entre les styles — du funk au jazz traditionnel, en passant par la soul et le R&B. Membre fondateur du George Brown Band, il est aussi connu sous les noms de scène Lil George, BlackBone ou encore Joji. Il a collaboré avec plusieurs formations emblématiques de la scène locale, notamment le Hot 8 Brass Band et le New Breed Brass Band, avec lequel il a contribué à un album nommé aux Grammy Awards. George a également partagé la scène avec des artistes de renom tels que MonoNeon, Ghost-Note, ou encore les Soul Rebels. Chaque semaine, il se produit en résidence le samedi soir au mythique Blue Nile, sur Frenchmen Street, l’un des hauts lieux de la musique live à La Nouvelle-Orléans. Ce rendez-vous est devenu une véritable institution, attirant un public local fidèle autant que des visiteurs venus chercher l’âme musicale de la ville. En octobre 2024, George Brown rejoint le Breizh Amerika Collective lors d’une résidence artistique de deux jours au New Orleans Jazz Museum, où il collabore avec Chantz Powell et les musiciens bretons Julien Le Mentec, Gweltaz Rialland, Thibault Niobé. Cette rencontre marque le début d’une fusion musicale inédite entre les cuivres de Louisiane et les sonorités celtiques bretonnes, dans une dynamique d’improvisation, de respect mutuel et de création collective. George Brown incarne cette génération d’artistes new-orléanais capables d’honorer l’héritage tout en repoussant les frontières musicales — un profil parfaitement aligné avec l’esprit du Breizh Amerika Collective. Un événement à ne pas manquerAvec son jeu de trombone puissant, son style unique mêlant funk et jazz, et son énergie venue tout droit de Frenchmen Street, George Brown s’annonce comme l’un des temps forts du Festival Interceltique de Lorient 2025. Sa présence aux côtés du Breizh Amerika Collective promet une rencontre musicale inédite entre la Bretagne et La Nouvelle-Orléans, portée par la passion, l’improvisation et l’authenticité. Deux dates seulement à Lorient :
Une occasion rare de voir l’un des grands noms du trombone new-orléanais dans un cadre celtique — à ne pas manquer. En savoir plus sur le Breizh Amerika Collective : www.breizh-amerika.com/the-collective.html Site du George Brown Band : https://www.thegeorgebrownband.com/ Une fusion entre la Bretagne et la Nouvelle-Orléans au cœur du Festival Interceltique 2025Au croisement de deux mondes musicaux, un pont inattendu s’est construit entre la Bretagne et la Nouvelle-Orléans. C’est là, dans le berceau du jazz, que l’aventure de Chantz Powell et George Brown avec le Breizh Amerika Collective a véritablement commencé. Une visite qui change toutEn 2023, Charles Kergaravat, président et fondateur de Breizh Amerika, se rend à La Nouvelle-Orléans pour explorer un lien culturel encore peu connu : celui entre la Bretagne et le berceau du jazz. Son point de départ ? Le New Orleans Jazz Museum, un haut lieu de mémoire musicale situé à la lisière du quartier français, tout près de Frenchmen Street, célèbre pour sa scène musicale vibrante et ses concerts quotidiens. Le musée est un véritable trésor du patrimoine musical américain. Il conserve la plus grande collection d’instruments historiques liés au jazz, notamment le tout premier cornet de Louis Armstrong et le piano de Fats Domino. Mais ce lieu iconique est aussi un centre vivant de création et de recherche, où l’histoire rencontre l’innovation artistique. En plus de ses expositions permanentes, le musée abrite deux centres d’archives d’une richesse exceptionnelle :
Ce dernier est l’un des plus grands centres d’archives historiques du pays, avec des manuscrits rares datant de 1584, des cartes anciennes, des documents sur la Louisiane coloniale, la guerre de 1812, la guerre de Sécession, et même le Code Noir de 1724 signé par Louis XV. C’est Greg Lambousy, directeur du New Orleans Jazz Museum, qui ouvre personnellement les portes des archives à Charles Kergaravat. Lors de cette exploration passionnante, deux figures bretonnes surgissent du passé :
Ces découvertes ravivent les liens historiques profonds entre la Bretagne et la Louisiane — et donnent naissance à une idée ambitieuse : faire dialoguer les deux cultures non seulement par l'histoire… mais aussi par la musique vivante. Une résidence transatlantique au cœur du jazzEn octobre 2024, le projet prend vie de manière concrète et vibrante. Le Breizh Amerika Collective s’installe à La Nouvelle-Orléans pour une résidence artistique exceptionnelle au New Orleans Jazz Museum, avec pour ambition d’explorer les liens entre la tradition bretonne et le jazz improvisé louisianais. Pendant deux jours de residence, Chantz Powell (trompette, chant) et George Brown (trombone), deux musiciens emblématiques de la scène jazz de La Nouvelle-Orléans, se joignent aux artistes bretons (Julien Le Mentec, Gweltaz Rialland, Thibault Niobé) du collectif pour une immersion musicale intense et collaborative. L’alchimie se crée rapidement. Entre improvisations libres, échanges culturels et dialogues sonores spontanés, une énergie nouvelle émerge, mêlant cuivres louisianais et instruments traditionnels bretons comme la bombarde, la cornemuse ou la guitare ouverte. Une expérience aussi humaine que musicale. La résidence se conclut par un concert exceptionnel au New Orleans Jazz Museum, où le public découvre une fusion inédite entre la richesse mélodique de la Bretagne et la puissance rythmique du jazz new-orleans. Un concert marquée par l’émotion, la virtuosité et le partage. Plus qu’un simple groupe, le Breizh Amerika Collective incarne un véritable mouvement transatlantique. À travers ses projets, il célèbre le patrimoine musical tout en le réinventant, créant des expériences immersives qui unissent deux cultures à la fois éloignées et profondément connectées. Chaque concert est une invitation au voyage, entre mémoire et création, Bretagne et Louisiane. Cette tournée et cette résidence n’auraient pu voir le jour sans le soutien précieux de :la Région Bretagne, le Celtic Bayou Festival, la Brasserie Lancelot, la Tavarn ar Roue Morvan, Sévénéant Musique, et Jim Deggy’s Brewpub. Une invitation prestigieuse : cap sur le Festival Interceltique de Lorient À la suite de cette résidence transatlantique à La Nouvelle-Orléans, le Breizh Amerika Collective a été officiellement invité à se produire lors de la 54e édition du Festival Interceltique de Lorient, un événement emblématique de la culture celtique moderne. Créé en 1971, le Festival Interceltique de Lorient est aujourd’hui le plus grand rassemblement mondial des cultures celtiques. Chaque été, il réunit plus de 800 000 visiteurs venus célébrer la musique, la danse, la langue et les traditions des nations celtiques – Bretagne, Écosse, Irlande, Galice, Asturies, Pays de Galles, Cornouailles et bien d’autres. La 54e édition du festival se tiendra du 1er au 10 août 2025, avec pour thème « Les Cousins d’Amérique » – une exploration des liens profonds entre les cultures celtiques et le continent américain. Un thème parfaitement en résonance avec l'esprit du Breizh Amerika Collective, qui incarne cette connexion vivante entre la Bretagne et les USA, entre mémoire historique et innovation musicale. Le public pourra découvrir cette fusion transatlantique lors de deux concerts exceptionnels :
Sur scène, les musiciens bretons et américains partageront cette fusion musicale unique née de leur résidence à La Nouvelle-Orléans, alliant l’âme du fest-noz aux cuivres vibrants du jazz new-orleans. Un moment fort du festival, à ne pas manquer. Aller plus loinSavoir plus sur le Breizh Amerika Collective : https://www.breizh-amerika.com/the-collective.html Qui est Chantz Powell : https://www.breizh-amerika.com/blog/chantz-powell-enflammera-lorient-avec-le-breizh-amerika-collective-en-aout Plus sur le New Orleans Jazz Museum : https://www.breizh-amerika.com/blog/new-orleans-jazz-museum Qui est George Brown : https://www.breizh-amerika.com/blog/george-brown-un-souffle-new-orleanais-attendu-a-lorient Explorer la Richesse du New Orleans Jazz MuseumAu cœur même du berceau du jazz, la Nouvelle-Orléans, se trouve un trésor musical incontournable : le New Orleans Jazz Museum. Si vous êtes passionné par l'histoire et la magie de cette musique envoûtante, une visite à ce musée est un impératif. Cependant, ce que beaucoup ignorent, c'est le lien surprenant entre ce bastion musical et la Bretagne. Charles Kergaravat, le président de Breizh Amerika, a été récemment invité à explorer cette connexion unique. Joignez-vous à nous pour un voyage captivant à travers le temps et les mélodies, où le Musée du Jazz de la Nouvelle-Orléans se dévoile comme un lieu où l'histoire bretonne et la naissance du jazz s'entrelacent de manière inattendue. Retracer les Origines du Jazz au Cœur de La Nouvelle-OrléansLa Nouvelle-Orléans, berceau du jazz, revendique un patrimoine musical aussi diversifié et dynamique que sa tapisserie culturelle. Pour comprendre l'évolution complexe du jazz à La Nouvelle-Orléans, nous devons remonter dans l'histoire unique de la ville et explorer ses influences multiculturelles. Fondée en 1718 en tant que partie de la colonie de la Louisiane française, La Nouvelle-Orléans a connu une série de transitions culturelles. Les territoires de la Louisiane passèrent sous la domination espagnole en 1763, pour revenir aux mains françaises en 1803, puis être vendus aux États-Unis dans l'acte historique de la Louisiana Purchase. Ce qui distinguait La Nouvelle-Orléans du reste des États-Unis était ses relations culturelles avec le Vieux Monde. La culture créole de la ville, enracinée dans le catholicisme et la langue française, favorisait une perspective libérale de la vie, célébrant la bonne nourriture, le vin, la musique et la danse. Les festivals étaient monnaie courante, et le premier gouverneur américain de la ville, William Claiborne, fit remarquer que les Néo-Orléanais semblaient ingouvernables en raison de leur passion pour la danse. L'amalgame culturel ne s'arrêta pas là, il fut enrichi par des influences africaines. Dès 1721, les esclaves ouest-africains représentaient 30 % de la population de la ville. À la fin des années 1700, des personnes d'ascendance africaine variée, libres et esclaves, constituaient plus de la moitié de la population de La Nouvelle-Orléans. Leur arrivée, souvent par le biais des Caraïbes, apporta avec elle des traditions culturelles caribéen qui allaient façonner indélébilement le paysage musical de la ville. Après la Louisiana Purchase, un afflux d'Anglo-Américains et d'Afro-Américains anglophones introduisit de nouveaux éléments culturels, conduisant à des établissements en amont de Canal Street. Le secteur américain "uptown" coexistait avec le "downtown" créole établi, créant une dualité culturelle dynamique. Cette expansion joua un rôle crucial dans l'introduction d'éléments de blues, de spirituals et de danses rurales dans la mosaïque musicale de la ville. Le XIXe siècle vit une diversité ethnique accrue, avec l'arrivée d'immigrants allemands, irlandais et italiens ajoutant à ce mélange culturel. Notamment, la concentration de nouveaux immigrants européens à La Nouvelle-Orléans était une caractéristique distinctive dans le paysage du Sud. La riche interaction entre les cultures a facilité un échange culturel florissant, exemplifié par la communauté "Créoles de couleur" de la ville. Ces individus, d'ascendance africaine et européenne mixte, étaient souvent des artisans et commerçants bien éduqués, parmi lesquels les musiciens se faisaient connaître pour leur talent et leur discipline. La Nouvelle-Orléans a défié les schémas urbains conventionnels, car des personnes de différentes cultures et races vivaient souvent à proximité, favorisant une interaction culturelle riche. La ville se distinguait par l'absence de ghettos mono-culturels, contribuant à l'épanouissement de l'échange de traditions. Ce creuset d'influences a jeté les bases du développement de nombreuses traditions distinctes, La Nouvelle-Orléans devenant synonyme de festivals, de délices culinaires et, surtout, de sa musique. Chaque groupe ethnique de la ville a joué un rôle dans l'environnement musical actif, contribuant à la genèse du jazz. Une influence notable sur le jazz naissant était la tradition africaine de danse et de percussions documentée à La Nouvelle-Orléans. Congo Square, autrefois lieu de rassemblement des esclaves, est devenu un centre de danses africaines et a préservé des éléments culturels africains. Les "Mardi Gras Indians", une tradition unique née des quartiers afro-américains, ont également façonné l'environnement musical avec leurs percussions et leurs chants en réponse, évoquant la musique ouest-africaine et caribéenne. Alors que la ville adoptait des formes musicales populaires après la guerre civile, les styles syncopés influencés par les traditions afro-américaines, tels que le cakewalk et les airs de minstrel, gagnaient en importance. Dès les années 1890, des compositions syncopées au piano appelées ragtime créèrent une sensation musicale populaire, et les fanfares commencèrent à intégrer des morceaux de ragtime à leur répertoire traditionnel. Dans le paysage sonore en évolution de La Nouvelle-Orléans, les graines du jazz étaient semées, nourries par une histoire riche, des influences culturelles diverses et un voyage musical qui allait bientôt captiver le monde. Qu'est-ce que le New Orleans Jazz Museum ?Le Musée du Jazz de La Nouvelle-Orléans, établi au cœur de la ville qui a donné naissance au jazz, est bien plus qu'une simple institution culturelle. C'est un sanctuaire qui témoigne de l'essence même de cette musique envoûtante. Explorez avec nous les trésors soigneusement préservés qui retracent l'épopée du jazz et découvrez pourquoi cette institution est un incontournable pour les amateurs de musique du monde entier. Au sein de ses murs, le musée dévoile des archives fascinantes, des instruments historiques, et des expositions immersives qui racontent l'histoire riche et complexe du jazz à La Nouvelle-Orléans. De l'influence des premiers maîtres du jazz aux moments emblématiques des Mardi Gras Indians, chaque exposition offre une plongée profonde dans les racines de cette musique qui a conquis le monde. Le Musée du Jazz ne se contente pas de célébrer le passé ; il sert également de plateforme dynamique pour les artistes contemporains qui perpétuent l'héritage musical de La Nouvelle-Orléans. Des performances live aux ateliers interactifs, le musée offre une expérience immersive où le jazz prend vie sous toutes ses formes. Que vous soyez un passionné de jazz chevronné ou un néophyte curieux, le Musée du Jazz de La Nouvelle-Orléans promet une aventure musicale inoubliable. Joignez-vous à nous pour découvrir comment ce lieu emblématique préserve, célèbre, et continue d'écrire l'histoire du jazz. Trésors des Archives : les Collections du New Orleans Jazz MuseumLe Musée du Jazz de La Nouvelle-Orléans abrite deux archives sur place : les Collections du New Orleans Jazz Club et celles du Louisiana Historical Center. Ces trésors d'archives offrent un aperçu unique dans le riche patrimoine musical et historique de la région. Collection du New Orleans Jazz Club Au cœur de notre musée repose la renommée Collection du New Orleans Jazz Club, rassemblée au fil des décennies par le New Orleans Jazz Club. Elle comprend la plus grande collection mondiale d'instruments de jazz, d'artefacts précieux, de photographies et d'éphémères. Des premières cornets de Louis Armstrong à un disque de 1917 du premier enregistrement de jazz jamais réalisé, la collection est une vitrine exceptionnelle de l'histoire du jazz. Elle comprend également la plus grande collection mondiale d'instruments ayant appartenu à des figures majeures du jazz - trompettes, cornets, trombones, clarinettes et saxophones joués par des grands noms tels que Bix Beiderbecke, Edward "Kid" Ory, George Lewis, Sidney Bechet et Dizzy Gillespie. Parmi les autres objets de la collection, on compte 12 000 photographies des débuts du jazz, des enregistrements dans une grande variété de formats, des affiches, des peintures, des tirages, des partitions de musique, des films, des éphémères pertinents, et des fragments architecturaux de lieux de jazz importants. De plus, la collection comprend des matériaux de recherche tels que des lettres, des photographies et des entretiens, accessibles aux chercheurs sur rendez-vous. Louisiana Historical Center L'ancienne Monnaie des États-Unis abrite également le Louisiana Historical Center, l'une des grandes archives américaines. Depuis son ouverture en 1982, le Centre a accueilli des milliers de chercheurs du monde entier. Outre ses collections inestimables de manuscrits et de cartes de l'époque coloniale, le Louisiana Historical Center renferme une richesse de documents de sources primaires et secondaires dans une grande variété de médias. Les archives du Centre comprennent des documents de la Louisiane coloniale, tels que les archives du Conseil Supérieur français (1714-1769) et du Judiciary espagnol (1769-1803), sources primaires inestimables pour la recherche sur l'histoire de la Louisiane. Les collections générales de manuscrits datent de 1584 et comprennent le Code Noir de 1724 signé par Louis XV, ainsi que des documents de la bataille de La Nouvelle-Orléans, de la guerre de 1812, de la guerre américano-mexicaine et de la guerre civile. Plus d'un millier de cartes et une vaste gamme de microfilms font également partie de la collection. Un lien historique entre la Louisiane et la Bretagne ?Le directeur du Musée du Jazz de La Nouvelle-Orléans a ouvert les portes des archives au président de Breizh Amerika, offrant ainsi une immersion authentique dans l'histoire partagée de la Bretagne et de la Louisiane. Charles Kergaravat, président de Breizh Amerika, a récemment été invité à visiter les archives du Musée du Jazz de la Nouvelle-Orléans. Au cours de cette visite fascinante, il a mis au jour des documents historiques liés à deux Bretons illustres qui ont marqué l'histoire de la Louisiane : John James Audubon et Julien de Lallande Poydras. Qui était John James Audubon ?Pionnier de l’ornithologie en Amérique et en France, il est connu aux États-Unis sous le nom de John James Audubon. D'origine bretonne, il est le fils naturel d'un officier de marine nantais installé comme planteur à Saint-Domingue et de Jeanne Rabin, une jeune Bretonne originaire de Touches. Après le décès de sa mère à l'âge de cinq ans, son père l'amène à Nantes, où il est adopté par les époux Audubon. C'est à Couëron, durant la période révolutionnaire, qu'il reçoit une éducation élémentaire tout en développant une passion précoce pour la nature, en particulier pour les oiseaux. À l'âge de 15 ans, son père l'envoie à Paris pour apprendre le dessin dans l'atelier de David. En 1803, son père l'envoie aux États-Unis pour s'occuper d'un domaine près de Philadelphie. Bien que dépourvu d'intérêt pour les affaires, Jean-Jacques se consacre aux études ornithologiques, parcourant le pays pour étudier et documenter la faune aviaire. Cette passion le pousse à négliger ses responsabilités commerciales, le conduisant en prison pour dettes en 1819. L'originalité d'Audubon réside dans sa capacité à reproduire grandeur nature des animaux dans des attitudes naturelles, une approche novatrice pour l'époque. En 1826, lors d'un voyage en Europe, il recueille des souscriptions qui financent l'édition de "Birds of America" en 1827 et 1839. Cet ouvrage magnifique en quatre volumes, avec 435 planches reproduisant ses dessins, est salué pour sa remarquable beauté. Fort de ce succès, Audubon se consacre ensuite à la préparation d'un autre ouvrage, "The Quadrupeds of America", qui connaît également un immense succès. L'héritage d'Audubon va au-delà de ses illustrations exquises, marquant l'ornithologie mondiale et laissant une empreinte indélébile sur la région de la Louisiane où il a apporté sa passion unique pour la nature au XIXe siècle. Même si son œuvre était importante et immense, le juger aujourd’hui à travers nos mœurs contemporaines montrerait un homme complexe et imparfait en raison de ses liens avec l’esclavage. Qui était Julien de Lallande Poydras?Julien de Lallande Poydras, originaire de Bretagne, incarne une figure incontournable dans l'histoire juridique et politique de la Louisiane, servant en tant que délégué du Territoire d'Orléans à la Chambre des représentants des États-Unis de 1809 à 1811. Né le 3 avril 1740 à Rezé près de Nantes, Poydras était le fils de François Poydras et de Madeleine Simon, et il commença son parcours en servant dans la Marine française dès son plus jeune âge. Après avoir été capturé par la Royal Navy en 1760 et s'être échappé de l'Angleterre, Julien Poydras débarqua à Saint-Domingue, émigrant ensuite vers la Louisiane française en 1768, où il s'établit à La Nouvelle-Orléans. D'abord colporteur puis négociant, il sillonna le vaste territoire de la Louisiane française, commerçant du territoire des Arkansas à Bâton-Rouge, de Natchitoches à Nacogdoches, de Natchez à Opelousas, de la vallée de la rivière Ouachita jusqu'à Saint-Louis au bord du Mississippi. Bâtissant sa fortune, il acquit des propriétés, dont des plantations dans la paroisse de Pointe Coupée, et des biens à La Nouvelle-Orléans, où, à sa mort, il avait plus de 1 000 personnes d'ascendance africaine en esclavage sur ses plantations. Engagement Politique Julien de Lallande Poydras démontra très tôt un intérêt pour l'autonomie politique de la Louisiane. Après la guerre révolutionnaire, il rédigea "La Prise du Morne du Baton Rouge", un poème lyrique en 1779 honorant la victoire de Don Bernardo de Gálvez sur les Britanniques lors de la bataille de Baton Rouge. Ce poème, considéré comme la première empreinte littéraire de l'État, fut publié par Antoine Bourousquié, imprimeur du roi Carlos III et du gouvernement royal espagnol de Louisiane. Un quart de siècle plus tard, Poydras présida le premier Conseil législatif du Territoire d'Orléans, un organe législatif provisoire établi par le Congrès en 1804. Sous sa direction, le législateur adopta une loi établissant un système d'éducation public, faisant de la Louisiane le premier territoire du pays à le faire. Il devint ensuite le délégué à la Chambre des représentants des États-Unis, présentant avec succès la pétition pour l'adhésion de la Louisiane à l'État en 1810. En tant que président de la convention constitutionnelle de la Louisiane, il supervisa la rédaction du document fondateur de l'État et, après l'admission de la Louisiane à l'Union en 1812, devint le premier président du Sénat de l'État. Héritage et Bienfaisance Poydras laissa la majeure partie de sa fortune à des institutions civiques des paroisses de Pointe Coupée et d'Orléans. À l'Hôpital de la Charité de La Nouvelle-Orléans et à la Société des Orphelines (aujourd'hui le foyer pour personnes âgées Poydras Home), il légua des propriétés destinées à être louées ou vendues pour générer des revenus. À New Roads, siège de la paroisse de Pointe Coupée, il fit don de fonds pour établir le premier collège doté de l'État. Établie en son nom en 1829, l'institution cessa ses activités pendant la guerre civile. Célibataire, Poydras établit également un fonds de dot pour certaines jeunes mariées de Pointe Coupée et de West Baton Rouge Parishes, apparemment en raison de son échec de jeunesse en France à épouser l'objet de son affection démunie. Après sa mort Poydras indiqua dans son testament que les travailleurs esclaves ne devaient pas être vendus séparément de leurs plantations respectives et que, après vingt-cinq ans, les travailleurs de chaque propriété seraient émancipés et pensionnés. Après que plusieurs propriétaires ultérieurs n'ont pas respecté ces stipulations, son neveu Benjamin Poydras de la Lande a engagé des procès au nom des travailleurs asservis, s'assurant qu'ils recevaient des rentes annuelles ordonnées par la cour. Une Connexion Culturelle InattendueBreizh Amerika remercie le musée et son staff pour son accueil chaleureux et la possibilité d'en apprendre davantage sur cette histoire. Cette découverte souligne une connexion culturelle inattendue entre la Bretagne et la Louisiane, illustrant comment des personnalités bretonnes ont contribué de manière significative à l'histoire riche et diversifiée de la Louisiane. La visite de Charles Kergaravat au Musée du Jazz a non seulement élargi notre compréhension de l'histoire, mais a également renforcé les liens entre les cultures, créant ainsi une narration unique qui résonne au cœur du Musée du Jazz de La Nouvelle-Orléans. Si vous envisagez de visiter la Nouvelle-Orléans et que vous êtes fan d'histoire ou de jazz, ce musée est définitivement fait pour vous. Voici plus d’informations pour vous aider à planifier votre voyage Pour en savoir plus sur les liens entre la Louisiane et la Bretagne Planifier Votre Visite : Informations PratiquesLe Musée du Jazz de La Nouvelle-Orléans vous invite à planifier votre visite en toute simplicité. Retrouvez ci-dessous des informations pratiques pour profiter pleinement de votre expérience : Adresse : 400 Esplanade Avenue New Orleans, LA 70116 Horaires d'Ouverture :
Accessibilité et Informations sur le Stationnement : Le Musée du Jazz de La Nouvelle-Orléans est résolument engagé à assurer l'accessibilité à tous les visiteurs. Des installations et des services adaptés sont mis en place pour garantir une expérience positive. Concernant le stationnement, des options à proximité sont disponibles pour faciliter votre venue. À Propos du Musée : Niché dans l'historique Old U.S. Mint, situé de manière stratégique à l'intersection du Vieux Carré et du célèbre corridor musical de Frenchmen Street, le Musée du Jazz de La Nouvelle-Orléans se trouve au cœur de la scène musicale vibrante de la ville. Explorez le monde du jazz à travers des expositions interactives, des programmes éducatifs multi-générationnels, des installations de recherche et des performances musicales captivantes. À travers des partenariats avec des institutions éducatives locales, nationales et internationales, le Musée du Jazz de La Nouvelle-Orléans favorise une compréhension mondiale du jazz en tant que forme artistique musicale parmi les plus innovantes et historiquement importantes de l'histoire mondiale. Plus de 365 Concerts Annuellement Le musée propose plus de 365 concerts chaque année, explorant la musique qui a rendu La Nouvelle-Orléans célèbre dans toutes ses formes. Plus de 25 000 Artéfacts de Musée Leur collection est la plus grande et la plus complète de son genre au monde, avec plus de 25 000 artéfacts qui racontent l'histoire riche et variée du jazz. Plus de 15 Festivals Annuellement Leurs fabuleux espaces accueillent plus de 15 festivals chaque année, créant une atmosphère animée et célébrant la diversité du monde du jazz. Celtic Halloween in Lafayette, LouisianaJoin us for a spooktacular Celtic Halloween celebration at Hideaway on Lee in Lafayette, Louisiana! Get ready for a night of thrilling music, captivating dance performances, and a whole lot of fun. Join the Celtic Bayou Festival and Breizh Amerika to celebrate Celtic Halloween. Our talented musicians will take you on a journey through the rich traditions of Celtic culture, blending it with the excitement of Samhain. RSVP Today, $10 cover at the door. See you there! When : Oct 21st, 7-10pm Where: Hideaway on Lee, Lee Avenue, Lafayette, LA, USA Brittany Night in New OrleansJoin us for a magical evening as we celebrate the captivating region of Brittany, France. Immerse yourself in the rich culture, traditions, and flavors of this beautiful coastal region. Indulge in a delectable selection of traditional Breton dishes prepared by our talented chefs. From savory crêpes to mouthwatering seafood, experience the true essence of Brittany's culinary delights. Be swept away by enchanting folk music and traditional Breton dances performed by talented artists. Join in the merriment as we celebrate the joy of Brittany's music and dance. Free entry, suggested donation of $5 When: Oct 24, 6:00pm - 8:00pm Where: Alliance Française de La Nouvelle-Orléans, 1519 Jackson Avenue, New Orleans, LA 70130 BREIZH AMERIKA PROFILES | Séverine Cholet
Séverine Cholet vit à la Nouvelle-Orléans. Elle nous parle de son amour pour la Louisiane et de faire découvrir aux locaux de vraies crêpes bretonnes. Quel est votre lien avec la Bretagne ? Je suis née à Nantes et j'ai déménagé à l'âge de 19 ans à Rennes. Quand êtes-vous devenue expatriée ? De nombreux expatriés bretons choisissent SF et NYC, pourquoi avez-vous choisi la Louisiane ? Les Etats Unis m'ont toujours attiré depuis l'adolescence, j'ai toujours rêvé d'y voyager et toujours eu la volonté d'y vivre. Mes voyages ont commencé à l'âge de 24 ans, Las Vegas. New York, Miami, Orlando, Pensacola puis Nouvelle Orléans. Les grandes villes d'Amerique comme New York me donnent le tourni, comme à Paris j'ai l'impression de perdre mon identité. Je suis tombé éperdument amoureuse de la Nouvelle Orléans. L'ambiance générale, l'acceuil des gens, leur bonne humeur. La beauté et le charme de l'architecture, je me sentais loin de la France mais tout à fait chez moi. Trouvez-vous des similitudes culturelles entre la Bretagne et la Louisiane. J'ai particulièrement apprécié la capacité des gens à se regrouper pour faire la fête, leur amour de la musique, les nombreux festivals. J'ai fait le voyage trois fois de plus à différents moments de l'année, à chacun de mes retours en France, je ne pensais qu' à mon prochain départ pour la Louisiane. Vous avez permis à de nombreuses personnes en Louisiane de découvrir d'authentiques crêpes bretonnes, parlez-nous-en ? Pendant mes voyages j'ai remarqué qu'il n'y avait pas ou peu de crêpes vendues à la Nouvelle Orléans. En tout cas rien d'authentique. De retour en France j'ai fait une formation de Maître crêpière, à l'école EMC2 à Rennes. Je suis partie pour vivre à la Nouvelle Orléans en 2015, avec comme projet de faire des crêpes et des galettes en traiteur. Les gens d'ici ont été surpris pour la plus part, puisque les crêpes ici n'ont rien à voir avec les crêpes Bretonnes. Elles sont très épaisses et cuisent très longtemps sur le billig. Les accompagnements sont différents. Les galettes sont presque inconnues des gens ici, ils les apprécient particulièrement, parce qu'elles sont gluten free. Les gens étaient ravis de découvrir des crêpes authentiques et les autres étaient vraiment contents de retrouver les goûts découverts en France, lors de voyages Comment avez-vous participé aux événements de l'association Breizh Amerika ? J'ai découvert Breizh Amerika sur Facebook, alors qu'íls préparaient un concert de musique Bretonne dans un Pub Irlandais à la Nouvelle-Orléans. Je me suis déplacée pour aller proposer des galettes saucisses pour l'occasion. C'était génial! Plus tard j'ai participé aux Fêtes de la Bretagne à Scott en Louisiane, organisées par Breizh Amerika. L'acceuil de notre culture était très chaleureux et les gens ont adoré les galettes saucisses! Quels sont certains de vos futurs projets ? Mes projets pour le futur sont la contruction d'une petite remorque à crêpes, pour emmener mon matériel sur la route, me concentrer sur des évènements privés, surtout pour les enfants. Qu'est-ce qui vous manque le plus de la Bretagne ? Ce qui me manque le plus de la Bretagne, c'est manger des bonnes huitres iodées de Cancales, tout juste sorties de l'océan, assise à une térrasse, l'air marin! La Fête de la Bretagne, jusqu'au 21 mai, ce sont presque 250 manifestations. En Bretagne d'abord, et dans le monde. Comme à la Nouvelle-Orléans, où la musique tisse les premiers liens. Bourbon Street à La Nouvelle-Orléans, au coeur du quartier français. Partout des balcons en fer forgé comme à l'époque coloniale, des bars de chaque côté de la rue qui exhalent des airs de jazz, de blues, de country et bien sûr de musique cajun, très particulière de la minorité francophone de Louisiane. Dans cette ambiance exotique, la bombarde de Simon, c'est l'attraction, le son venu d'ailleurs, le son qu'on n'attend pas. Dans ce haut lieu du tourisme américain (27 millions de visiteurs par an), les Bretons de Breizh Amerika, l'association qui tisse des liens entre les USA et la Bretagne, ont voulu marquer à leur façon la Fête de la Bretagne. Sur scène, deux Bretons et trois Américains pour fabriquer un mix jazz-musique bretonne. « Ça swinge dans tous les sens » « Les gens sont hyperréceptifs, c'est un bonheur, ça swinge dans tous les sens », dit Simon, le saxo de Plougastel-Daoulas (Finistère). L'échange se prolonge autour d'un verre. L'occasion pour la délégation bretonne d'expliquer que la Bretagne et la Louisiane c'est le même nombre d'habitants, une économie tournée vers la mer, une musique traditionnelle riche et inventive. Enfin il y a la langue française parlée par 4 % de la population, le même destin que le breton et le gallo. La culture comme lien premier, c'est l'ambition de l'association Breizh Amerika. Charles Kergaravat, son président, né à New York de parents bretons et revenu s'installer en Bretagne, savoure les fruits de ces rencontres culturelles qu'il porte depuis trois ans : «Les Américains sont curieux. Ils veulent connaître d'autres musiques et savoir d'où ça vient. La musique bretonne a sa carte à jouer aux États-Unis. » Mais l'ambition de Breizh Amerika, c'est d'utiliser le ferment culturel comme passerelle économique entre les deux pays. Pendant que les musiciens préparent leur concert du soir, une autre partie de la délégation rencontre des partenaires économiques locaux : «L'économie de la Louisiane est tournée vers la mer, vers la haute technologie, vers l'excellence de la formation et vers la culture, ce sont les quatre piliers de notre développement », explique Grady Fitzpatrick, vice président de la métropole de New-Orleans. Des paroles qui plaisent à ses interlocuteurs bretons, avides de connaître les conditions d'installation aux USA. Plusieurs rencontres sont programmées dans la semaine avant de terminer vendredi par une rencontre festive autour de la Bretagne à La Fayette, haut lieu de la culture cajun. Source - Ouest France Breizh Amerika Collective, on the road again Les trombones rêvent de coulisse, la bombarde se déhanche, les basses et batteries résonnent au fond du shaker : le cocktail 2017 du Breizh Amerika Collective est prêt à jaillir. Attention au départ, dégustation imminente. Au programme, du jazz, de la musique bretonne, du bon son Cajun et des rencontres, encore des rencontres ! Avec les jazzmen américains, les victimes de Katrina, les hipsters de New-Orleans, les musiciens et défenseurs de la culture et langue Cajun mais aussi les acteurs politiques et économiques de Louisiane. Sans oublier un peu de glace car les nuits seront chaudes, la recette sera pétillante, étourdissante de richesse et laisser des souvenirs mémorables de part et d’autre de l’Atlantique et sur les rives du Mississipi. Parmi les temps forts à vivre, une soirée bretonne à Chicago, un fest-noz déambulatoire dans Bourbon Street et des concerts dans les bars mythiques du quartier français de New-Orleans. Côté cajun, les accordéons vont chauffer du côté de Lafayette où nous attendent les militants de la culture cajun pour célébrer la fête de la Bretagne. S’il fallait donner une signature à ce cocktail 2017, ce serait sans aucun doute celle de Jack Kerouac, auteur emblématique de la Beat Generation, amoureux du jazz et curieux de son pays d’origine la Bretagne. Il occupera une place symbolique dans ce Road Trip auquel participeront une dizaine de Bretons et qu’on pourra revivre sous forme de documentaire télévisé dans les mois à venir. May 12th, Chicago - Old Town School, The Myron R. Szold Music & Dance Hall, 8:30pm May 14th, New Orleans, Fest Noz on Bourbon Street, 5pm May 15th, New Orleans, Allways Lounge, 7pm May 17th, Baton Rouge, French House LSU, 6:30pm May 18th, Lafayette, Lite Center networking, 6:30pm May 19th, Lafayette, The Wurst Biergarten, 6pm May 20th, Scott, Louisiana Festival de la Bretagne, 10am - 10pm Film retraçant la tournée des 7 villes américaines de la Breizh Amerika Collective La tournée "BREIZH ON THE ROAD ... AGAIN" a présenté des spectacles à Detroit, à St Louis, à Chicago, à La Nouvelle-Orléans, à Lafayette, à Scott et à Arnaudville, en s'engageant et créant des liens avec des organisations et des acteurs locaux afin de développer de nouveaux réseaux et de nouvelles relations pour sensibiliser le public autour de la question la culture et de la langue bretonne qui sont sévèrement en danger, et pour promouvoir la Fête de la Bretagne à travers les USA. L'initiative «BREIZH AMERIKA COLLECTIVE» réunit des musiciens innovants de Bretagne et des États-Unis, sensibles aux traditions menacées, pour collaborer sur la création et à la production de nouvelle musique, tout en développant des liens transatlantiques durables de coopération et de compréhension. Breizh-Amerika en breton signifie Bretagne-Amérique (l'UNESCO énumère la langue bretonne comme gravement en danger). Film retracing the 7 city USA tour of the Breizh Amerika Collective
The "BREIZH ON THE ROAD...AGAIN" tour performed shows in Detroit, St Louis, Chicago, New Orleans, Lafayette, Scott and Arnaudville engaging and partnering with local community organizations and actors to foster new networks and relations while growing awareness for endangered Breton culture and language, and promoting the Fête de la Bretagne across the USA. The "BREIZH AMERIKA COLLECTIVE" initiative brings together innovative musicians from Brittany, France and the United States of America to collaboratively work to create and produce original music, bring awareness to endangered traditions, while developing durable Transatlantic links of cooperation and understanding. Breizh-Amerika in Breton language means Brittany-America (UNESCO lists Breton language as severely endangered). |
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Breizh Amerikais an organization established to create, facilitate, promote, and sponsor wide-ranging innovative and collaborative cultural and economic projects that strengthen and foster relations and cooperation between the United States of America and the region of Brittany, France. |
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