Breizh Amerika 2025 recap of yearAs this year comes to an end, we’re proud to reflect on a year filled with encounters, collaborations, and celebrations that continued to connect Brittany and America across the Atlantic. Here are some of the moments that brought this year to life:
À l’approche de la fin de l’année, nous sommes fiers de revenir sur une année riche en rencontres, en collaborations et en célébrations, qui ont continué de faire vivre les liens entre la Bretagne et l’Amérique. Voici quelques moments qui ont marqué cette année :
Breizh Amerika 2025 article de presseBreizh Amerika : un pont entre les deux rives de l’Atlantique 🍻 Une bière pour célébrer les 10 ans de Breizh Amerika À Lorient, Breizh Amerika fête ses 10 ans Le collectif Breizh Amerika fête ses dix ans au Festival Interceltique Charles Kergaravat : le pont entre la Bretagne et le monde anglo-celtique Festival Interceltique de Lorient : quand le jazz et la musique bretonne se rencontrent Quand la Bretagne rencontre La Nouvelle-Orléans, une fusion musicale voit le jour Festival interceltique de Lorient : l’édition 2026 mettra le cap sur la mer celtique Charles Kergaravat : « Les liens qui unissent la France aux USA sont forts » Le collectif Breizh Amerika fête ses dix ans au Festival Interceltique Festival Interceltique 2025 : Vrai Cajun, un groupe « bon comme du bonbon » Ces produits du Morbihan sont parmi les meilleurs de France selon le Salon de l’Agriculture Retour à Gourin, sur les traces des Bretons partis pour l’Amérique Sir. Chantz Powell, George Brown et le Breizh Amerika Collective ... Breizh Amerika : de l'émigration bretonne aux fusions ... Breizh Amerika Collective 2025 concert live
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Breizh Amerika Profiles : Ronan Dily, JeChercheunGroupe.BZHDans ce nouveau Breizh Amerika Profile, Ronan Dily nous raconte son parcours profondément ancré dans la culture bretonne, entre bagadoù, caisse claire et engagement associatif. Avec son projet JeChercheunGroupe.BZH, il œuvre désormais à faciliter les échanges entre groupes culturels bretons et organisateurs, en Bretagne comme à l’international, avec un objectif clair : contribuer au rayonnement et à la transmission de la culture bretonne. D'où venez-vous ? Quel est votre lien avec la culture bretonne ? Je suis originaire de Lignol, une petite commune en centre Bretagne mais je vis maintenant à Landévant avec ma famille. Dernier d'une fratrie de 3. J'ai grandi avec ma sœur qui jouait de la bombarde puis dansait et avec mon frère qui jouait de la cornemuse. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu faire de la caisse claire. J'ai donc commencé dès que j'en ai eu la possibilité, à l'âge de 10 ans, au Bagad Sant-Ewan Bubri. J'ai fait mes armes là bas pendant 15 ans avant de rejoindre les rangs du Bagad Ronsed-Mor de Lokoal-Mendon. Je vis toujours entouré de cette culture, musical et culturelle, que j'aime et dont je suis fier. Pouvez-vous nous parler de votre nouveau projet ? Pourquoi était-il important de le créer maintenant ? J'ai créé le site JeChercheunGroupe.BZH pour facilité la mise en relation entre les groupes culturelle Breton et les organisateurs. Je veux faciliter au maximum les échanges entre les parties pour que chacun se focalisent sur le plus important, faire une fête réussie et contribuer au rayonnement de la culture Bretonne. J'apporte également une réel valeur ajouté dans la gestion de son groupe, l'organisation des sorties, la signature des contrats et le paiement. Tant de sujet qui peuvent demander beaucoup de temps pour les bénévoles qui en ont la charge. Les soutiens financiers de la région aux associations tel que Sonerion et Kenleur restent pour l'instant maintenu en Bretagne mais il me semblait important de développer une offre privé pour pérenniser au maximum le circuit. En quoi peut-il être utile à la diaspora bretonne ? Disposer d’un site de référence pour trouver facilement et rapidement tout type de groupe est, je pense, une force que nous, Bretons de tous horizons, pourrons mettre en avant. Cela facilitera les échanges avec des organisateurs étranger, autant lors du premier contact si ces derniers découvrent la culture que lors de la finalisation du contrat avec les différents outils que je propose. L'objectif est toujours le même, continuer à faire vivre et découvrir la culture Bretonne à un maximum de personne. Recettes d’Irène & d’aujourd’hui transmission et saveurs bretonnesVéritable institution à Lorient pour la cuisine et la musique bretonnes, la Tavarn ar Roue Morvan incarne depuis plus de trente ans un art de vivre fait de partage, de fest-noz, de plats traditionnels et de convivialité. Aujourd’hui, Marilyn et Julien Le Mentec perpétuent cet héritage à travers un livre de recettes hommage, entre transmission familiale, produits du terroir et culture bretonne vivante. Nous les avons rencontrés pour en savoir plus sur cet ouvrage et les différentes façons de se le procurer, y compris à l’international. Pouvez-vous nous raconter l’histoire de la Tavarn depuis sa création et nous expliquer le style de cuisine qui a forgé sa renommée au fil des années ? L’histoire de la Tavarn ar roue Morvan a débuté au Croisty en 1993. Jusque-là aux manettes du « Pénalty bar », Irène Le Mentec décide de transformer la salle de bal et de banquet de son établissement en pub breton. Il faut dire que dans le kreiz Breizh, c’est la grande époque des festoù-noz et que les jeunes du coin sont nombreux à faire partie du cercle celtique local, les Dañserien ar vro pourlet, dont Irène était la marraine. La Tavarn devient leur repaire et celui de beaucoup de gens des alentours attirés par l’ambiance des lieux, par les concerts qui y étaient régulièrement organisés et par les fabuleux repas partagés. Cet esprit est parfaitement résumé par Irène : « à la Tavarn, on y boit, on y mange, on y danse et on y chante ! » et la devise de la maison ne bougera pas d’un iota lorsque la Tavarn déménage à Lorient en 1999. On peut dire que l’art de vivre campagnard a aussitôt gagné le cœur des citadins. Apporter à la ville une cuisine de produis frais, des plats traditionnels voire paysans du centre Bretagne a été la source de ce succès, en même temps, qui peut résister aux pommes de terre au four de la Tavarn ? (rires) Ce livre rend hommage à votre mère, Irène Le Mentec, et à l’esprit de la Tavarn : comment avez-vous sélectionné les 32 recettes ? Comme on le faisait pour les chansons traditionnelles, nous avons collecté les recettes auprès de Jean-Marc Bonjour, le chef cuisinier de la Tavarn qui a travaillé aux côtés d’Irène. Tout ceci est une histoire de transmission. Il était évident qu’il fallait faire figurer les incontournables tels que le rost-er-forn (rôti au four), le kig-ha-farz, le flan d’avoine mais nous voulions aussi associer des plats qu’Irène aimait cuisiner pour sa famille et ses proches ou encore des recettes qu’elle servait au Croisty (le cassoulet mod Irène par exemple, un festival de protéines !) La Tavarn est aujourd’hui un véritable haut lieu de la culture bretonne, entre concerts, langue bretonne et convivialité : comment cette dimension culturelle se retrouve-t-elle dans les plats et dans le choix de vos fournisseurs ? Le choix des plats que nous servons, les produits que nous sélectionnons et les intitulés des recettes révèlent notre attachement profond au terroir de notre région, d’ailleurs ce livre est entièrement bilingue (breton/français), pour nous autres, le breton n’est pas une anecdote ! Nous venons du pays pourlet, c’est évidemment l’andouille de Guémené de la maison Rivalan-Quidu que nous mettons à la carte, nous cuisinons aussi avec de la bière bretonne (brasserie Coreff et Lancelot par ex) ou du cidre bio Kermabo du pays de Lorient, un maximum de produits locaux ; Nous éditons les Recettes d’Irène & d’aujourd’hui, et chaque recette est dotée d’un QR code musical qui renvoie vers un album de musique bretonne ou une playlist… on peut donc cuisiner en musique. C’est un peu comme si l’ambiance de la tavarn arrivait chez vous ! Ces recettes sont-elles accessibles au grand public : un lecteur peut-il facilement les reproduire chez lui, même sans être un cuisinier expérimenté ? Soyez rassurés, la cuisine de la Tavarn n’est pas compliquée. Nous avons établi un petit lexique et celles et ceux qui se lancent verront que ça marche ! Les premiers retours qui nous sont faits sont excellents. Nous pouvons juste conseiller d’anticiper car certaines recettes nécessitent parfois une préparation l’avant-veille ou un équipement, un ingrédient particulier (sac pour le kig-ha-farz, kari-Gosse, gruau d’avoine). Comment peut-on se procurer ce livre, y compris pour les personnes de la diaspora bretonne vivant hors de Bretagne, voire à l’étranger ? Nous avons créé une boutique en ligne. Il suffit donc de le commander sur www.trilittlesteps.com, le livre sera chez vous quelques jours plus tard peu importe où vous habitez ! Recettes d’Irène & d’aujourd’hui est également disponible dans de nombreuses librairies et espaces culturels de Bretagne. S’il ne l’était plus, pas d’inquiétude, nous en avons en stock à la Tavarn ar roue Morvan à Lorient. Pour commander le livre, c'est ici ! Breizh Amerika Profiles: Roots in Europe — Find Your Ancestors in FranceAs part of our Breizh Amerika Profiles series highlighting people who build cultural bridges between Brittany and the Americas, we meet Rob Schmidt, a German journalist and researcher based in Rennes, France. For several years, Rob has been helping families trace their European roots through Roots to Europe, a network of professional genealogists working across the continent. Guiding Americans and Canadians in search of their ancestors, he brings family stories to life — uncovering the connections that link past and present, from Brittany to beyond. What is “Roots in Europe”? [Rob Schmidt] We are a network of professional genealogists and researchers from different European countries. We help people to find out where they come from. What is your personal link to Brittany? I’ve been in a relationship with a Breton woman for more than ten years. Last summer, our French-German family also settled in that beautiful region. How can you assist Americans or Canadians to find out more about their ancestors and history? We dive deep into the history of a family. Firstly, we formally identify direct ancestors in France and other European countries. Then, we try to learn as much as we can about them: Where did they live? What were their jobs? How were they connected to major historic events such as the French Revolution, the World Wars, and mass migration, etc.? How does it work? What do results look like? Together with the client, we discuss what’s really interesting for her or him: Do we want to have a general picture? Are migration or the big wars issues that need special attention? Is the aim to travel to Europe and actually meet people and see places connected to the roots? Depending on that, we write tailored, readable reports including supporting documents, photos, maps, etc. What challenges and surprises have you met when doing this type of research? What is generally a bit tricky to investigate is the Second World War period. Fortunately, I’ve found ways to obtain documentation from that time despite European data protection laws. Another fascinating topic is the French Revolution. I had always thought that this event kind of swept away the French aristocrats. However, when researching the Revolutionary period in Brittany, I learned about special agreements that noble Breton landowners made with local farmers — arrangements from which both sides benefited. How can someone use your services? The easiest way is to go to our website and book a slot for a free call with me in order to discuss her or his personal needs: www.rootsineurope.com. Breizh Amerika Profiles : Alan NobiliDe la presqu’île de Crozon aux rues vibrantes de La Nouvelle-Orléans, Alan Nobili, directeur exécutif de l’Alliance Française de La Nouvelle-Orléans, incarne un pont vivant entre la Bretagne et la Louisiane. Breton par ses origines et passionné par le dialogue des cultures, il s’attache à renforcer les échanges entre ces deux territoires à travers la langue, la musique et la créativité. Dans ce nouveau Breizh Amerika Profile, il nous raconte comment l’Alliance Française s’impose comme un véritable carrefour francophone — et comment l’esprit breton continue d’inspirer la vie sur les rives du Mississippi. Pouvez-vous nous parler de votre lien avec la Bretagne ? [ Alan Nobili ] Je garde un lien très fort avec la Bretagne — à la fois personnel et professionnel. Ma mère est de Brest-même, mes grands-parents y vivaient, et j’ai passé une partie de mon enfance à y retourner régulièrement, le plus souvent du côté de la presqu’île de Crozon. On peut dire que je suis à moitié breton, et très attaché à cette région dans laquelle j’ai mes racines, mes oncles, mes tantes, mon parrain, ma marraine, mes cousins… Au-delà de mes attaches familiales, j’entretiens aussi des liens professionnels avec la Bretagne. Récemment, j’ai eu l’occasion d’y développer des échanges culturels entre la Louisiane et la région bretonne, notamment autour de la musique et de la langue. Les artistes louisianais que nous accompagnons – souvent pour les préparer linguistiquement et culturellement - participent à des festivals bretons, créant de véritables passerelles humaines et artistiques entre nos deux territoires. En février 2025, je suis allé à Quimper pour rencontrer l’équipe du festival Aprèm Jazz avant qu’une délégation de jeunes louisianais viennent y jouer en juillet. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur l'Alliance Française de La Nouvelle-Orléans ? L’Alliance Française de La Nouvelle-Orléans, c’est à la fois un centre culturel et éducatif, et un véritable tiers lieu — un espace vivant qui inspire et s’inspire des initiatives artistiques et culturelles de la ville. Ici, tout se croise : les langues, les musiques, les idées. On y enseigne le français, bien sûr, avec une expertise inégalée, celle des professeurs de l’Alliance Française mais surtout on y fait vivre la francophonie à travers des projets et des talents qui font battre le cœur de La Nouvelle-Orléans. Nous faisons partie d’un réseau mondial de 830 Alliances Françaises, mais la nôtre a quelque chose d’unique : elle fait rayonner la francophonie louisianaise — dans toute sa diversité, sa créativité et sa chaleur humaine. L'Alliance a déjà collaboré avec Breizh Amerika. Quel a été le succès de ces événements ? La collaboration avec Breizh Amerika, c’est avant tout une histoire de rencontres mais aussi une évidence. La Bretagne et la Louisiane partagent beaucoup : une langue héritée, une forte identité régionale, une créativité musicale incroyable. Avec Breizh Amerika, on travaille justement à faire vivre ces liens à travers des projets concrets — des concerts, des projections, des échanges entre artistes et même des moments de formation. Ont a accueilli à l’Alliance Française plusieurs événements mettant en avant la Bretagne contemporaine. Par exemple, en octobre 2022, une délégation bretonne était en Louisiane avec un arrêt à l’Alliance pour une projection-concert intitulée "Copains Comme Cajuns" avec un concert de Thomas Moisson & Roland Conq. Et tout récemment, nous avons organiser une soirée bretonne avec un concert du duo Tanguy Soubigou & Simon Creachcadec qui viennent de Plougastel-Daoulas. C’est un partenariat qui a beaucoup de sens pour nous, parce qu’il incarne parfaitement ce que nous voulons faire à l’Alliance : créer des passerelles francophones, faire dialoguer les cultures et montrer que la langue française, ici comme en Bretagne, reste un formidable moteur de créativité et de lien humain. Qu'est-ce qui vous manque le plus de la Bretagne ? Ce qui me manque le plus de la Bretagne, ce sont les balades sur la presqu’île de Crozon, le vent salé, la lande balayée par la pluie, cette lumière changeante à chaque minute… C’est une ambiance qui fait partie de moi. Avec un bon ciré, les joues bien roses et le vent dans les cheveux, je me sens heureux — à cent pour cent. Je ressens quelque chose de profondément fort et apaisant. Je me sens connecté à ma famille, à mes ancêtres, à ma culture. Et puis, en Bretagne, tout finit toujours autour d’un bon repas familial, d’un binic avec des crêpes complètes, avec des chansons et des conversations sans fin. J’aime la fête et c’est aussi mon côté breton. C’est une région qui respire la convivialité, un peu comme la Louisiane, finalement. Le Mémorial américain de Gouesnou honore les héros de 1944À Gouesnou, près de Brest, un émouvant hommage prend forme. Le 16 novembre prochain, la commune inaugurera un Mémorial dédié aux 229 soldats américains tombés durant l’été 1944. Fruit d’un engagement local profond et d’une coopération transatlantique exemplaire, ce projet symbolise à la fois la reconnaissance et l’amitié durable entre la Bretagne et les États-Unis. Breizh Amerika s’est entretenu avec Thomas Even, Directeur général des services de la Ville de Gouesnou, pour évoquer l’histoire, le sens et les liens humains au cœur de cette initiative de mémoire. Ce mémorial rend hommage à 229 soldats tombés à Gouesnou durant l’été 1944. Pouvez-vous nous rappeler les grandes lignes de cette page d’histoire locale et expliquer ce qui a conduit la commune à initier ce projet de mémoire ? [Thomas Even] La Ville de Gouesnou a particulièrement souffert pendant la Seconde Guerre mondiale. Le 7 août 1944, premier jour du siège de Brest par le VIIIᵉ corps d’armée des États-Unis, 43 innocents ont été assassinés par les troupes allemandes dans le hameau de Penguérec : il s’agit du massacre de civils le plus important perpétré en Bretagne durant la guerre. Pendant les jours qui ont suivi et jusqu’au début du mois de septembre 1944, plus de 200 G.I’s, appartenant notamment à la 2ᵉ et à la 8ᵉ division d’infanterie de l’Armée américaine, sont tombés à Gouesnou pendant les batailles de Bourgneuf-Fourneuf et Kergroas. Ces combats ont lourdement marqué la commune. En plus des pertes humaines, 90 % des bâtiments ont été touchés par les affrontements. Depuis lors, tous les ans, la Ville de Gouesnou honore les héros et les victimes civiles, convaincue que le devoir de mémoire passe par un devoir d’histoire et de transmission, notamment auprès des plus jeunes. Avec le soutien des associations, de l’Université de Bretagne Occidentale et des écoles, la municipalité s’attache à entretenir et à partager cette mémoire. Pour que les drames du passé ne se reproduisent pas, la Ville multiplie les initiatives : hommages annuels, financement de recherches historiques, évènements commémoratifs comme Gouesnou Memory en septembre 2024, publication de la bande dessinée Mémoire de chair et de douleur de Kris et Florent Calvez. Depuis début 2025, de nouvelles recherches historiques ont permis d’identifier les soldats américains tombés durant l’été 1944 et de lancer la construction du Mémorial en leur honneur. La réalisation du Mémorial a mobilisé des partenaires français et américains. Comment cette coopération transatlantique s’est-elle mise en place, et qu’est-ce qu’elle symbolise pour vous ? Rien n’aurait été possible sans Thierry Chaunu, président de The American Society of Le Souvenir Français, basée à New York. Grâce à lui, un lien étroit s’est créé entre The Tomb of the Unknown Soldier Foundation, Society of the Honor Guard (Arlington National Cemetery) et Les Amis du Patrimoine de Gouesnou. JR Neubeiser et Denis Bertin, membres passionnés de ces associations, ont joué un rôle clé dans ce partenariat franco-américain, qui a permis d’identifier les 229 soldats dont les noms sont aujourd’hui gravés sur les piliers du Mémorial. Ces bénévoles ont travaillé d’arrache-pied pendant huit mois pour collecter et analyser les archives militaires et reconstituer l’histoire des combats de Gouesnou, encore peu connue jusqu’alors. À l’heure où les relations diplomatiques franco-américaines peuvent parfois sembler distendues, le Mémorial américain de Gouesnou et le partenariat qui l’a rendu possible rappellent que l’amitié entre nos peuples, vieille de 250 ans, demeure inaltérable. Ce projet réaffirme nos valeurs communes — démocratie, liberté, humanisme — et illustre la capacité des femmes et des hommes de bonne volonté à unir leurs forces au service de la mémoire. Outre les aides publiques de l’État, de la Région Bretagne et du Département du Finistère, près de 150 particuliers, entreprises et associations ont contribué à la souscription lancée en avril dernier, dont 25 citoyens américains. Elle demeure ouverte en France et aux États-Unis : 👉 https://www.every.org/gouesnou-us-memorial 👉 https://www.gouesnou-us-memorial.com L’inauguration du 16 novembre réunira des familles venues des États-Unis et de France. Quels sentiments prédominent à l’approche de cet événement, et quel message souhaitez-vous adresser aux familles des soldats honorés ? Les membres de The Tomb of the Unknown Soldier Foundation et de la Society of the Honor Guard, avec lesquels nous avons travaillé, sont devenus des amis. Nous partageons des valeurs communes, parfaitement résumées dans la devise des Tomb Guards : “Soldiers Never Die Until They Are Forgotten. Tomb Guards, Never Forget.” C’est ce message que nous voulons porter auprès des familles : nous n’oublierons jamais les héros qui se sont battus pour notre liberté. Leur nom ne sera jamais effacé, leur sacrifice jamais oublié. Ce Mémorial leur offre un véritable lieu de recueillement, symbole de notre respect et de notre gratitude. Enfin, au-delà de la cérémonie d’inauguration, comment la Ville de Gouesnou entend-elle faire vivre ce lieu de mémoire dans la durée, notamment auprès des jeunes générations ? L’inauguration du 16 novembre marque la fin d’une étape, mais certainement pas la fin du projet. Le Mémorial doit vivre, transmettre, inspirer. Avec nos partenaires français et américains, nous organiserons régulièrement des opérations de médiation : visites, conférences, rencontres. Nous espérons que ce lieu devienne une étape incontournable pour les visiteurs américains, aux côtés des plages du Débarquement et du cimetière militaire de Saint-James. Chaque année, en partenariat avec l’Éducation nationale, les trois écoles de Gouesnou accueilleront des activités autour du Mémorial. Un récit inédit, écrit bénévolement par le scénariste Kris, mettra en scène deux enfants gouesnousiens, la statue du soldat au cœur du Mémorial et 29 héros américains tombés ici. L’objectif : que les jeunes deviennent à leur tour des passeurs de mémoire. La Jument de Michao traverse l’Atlantique et fait danser la LouisianeDix ans déjà que Breizh Amerika tisse des ponts entre la Bretagne et les États-Unis ! Pour marquer cet anniversaire symbolique, l’association a posé ses valises en Louisiane, terre bouillonnante de musique et d’épices, où le “let the good times roll” prend tout son sens. Lors du Festival Acadiens et Créoles à Lafayette, un stand breton haut en couleurs accueillait curieux et passionnés venus découvrir la culture de l’Armorique : musique, langue, gastronomie et sourires bretons au cœur du bayou. Mais plus qu’une simple présence, cette étape louisianaise fut l’occasion de célébrer ce que Breizh Amerika fait de mieux depuis une décennie : favoriser la rencontre et la création entre artistes des deux côtés de l’Atlantique. Et c’est justement dans cet esprit qu’est née une collaboration musicale unique entre le duo breton Simon Soubigou & Tanguy Créachcadec et les Lost Bayou Ramblers, groupe cajun mythique et lauréat de deux Grammy Awards. Et c’est grâce à une chanson bien connue des Bretons, La Jument de Michao, que la magie a opéré, transformant cette rencontre en un moment inoubliable de partage et de fête. La Jument de Michao : une collaboration entre la Louisiane et la BretagneC’est au cœur du Festival Acadiens et Créoles, sous le soleil de Lafayette, que les artistes bretons Simon Soubigou et Tanguy Créachcadec ont rejoint sur scène les légendaires Lost Bayou Ramblers. Cette rencontre, imaginée par Breizh Amerika pour célébrer ses dix ans d’échanges culturels, a donné naissance à une performance à la fois inattendue et profondément naturelle. Bien qu’ils ne se soient jamais produits ensemble auparavant, les musiciens ont trouvé instantanément le bon tempo. La bombarde bretonne, instrument aussi rare qu’impressionnant sous les cieux louisianais, a captivé le public américain par sa puissance et son timbre singulier. Portés par cette énergie commune, les artistes ont décidé d’unir leurs univers autour d’un morceau emblématique : La Jument de Michao. Le résultat ? Une version inédite, pleine de fougue, où les rythmes cajuns et bretons se sont entrelacés au son des applaudissements. Très vite, le public s’est levé, a frappé dans ses mains, et a dansé au rythme de ce chant venu d’Armorique — preuve que, même à des milliers de kilomètres, la musique bretonne parle directement au cœur. La Jument de Michao, l’histoire d’une chanson voyageuseAvant de faire danser les foules d’aujourd’hui, La Jument de Michao avait déjà parcouru un long chemin à travers le temps. Ses origines remontent au Moyen Âge, où des chansons populaires comme « J’ai vu le loup, le renard, le lièvre »circulaient dans tout l’Ouest de la France. Transmise oralement de génération en génération, cette mélodie a traversé les siècles, portée par la mémoire collective et les voix des conteurs. C’est dans les années 1970 qu’elle connaît une véritable renaissance grâce au groupe breton Tri Yann, qui en propose une version moderne et entraînante sur l’album La Découverte ou l’Ignorance (1976). Le succès est immédiat : l’album devient disque d’or, propulsant le trio nantais au rang de symbole du renouveau musical breton. La chanson, reprise en chœur par un large public, s’impose alors comme l’un des titres emblématiques de la culture bretonne, franchissant les frontières régionales pour s’inscrire durablement dans le patrimoine musical français. Depuis, La Jument de Michao a été réinterprétée par de nombreux artistes, dont Nolwenn Leroy, qui l’a popularisée auprès d’une nouvelle génération avec son album Bretonne (plus de deux millions d’exemplaires vendus). Une preuve éclatante que cette mélodie médiévale continue de galoper à travers les époques, sans jamais perdre son souffle. Mais cette chanson aurait-elle aussi traversé l’Atlantique, portée par les colons français vers le Nouveau Monde, pour réapparaître des siècles plus tard au cœur de la musique cajun ? Les Lost Bayou Ramblers : le lien cajun de La Jument de MichaoDécrits par le New York Times comme « a revved-up version of Cajun music, shot through with punk energy and psychedelic fuzz », les Lost Bayou Ramblers incarnent une nouvelle génération d’artistes cajuns capables de faire dialoguer la tradition et la modernité. Lauréats de deux Grammy Awards, les frères Louis et André Michot portent haut la le cajun français de Louisiane à travers une musique vibrante, enracinée et ouverte sur le monde. Cette filiation musicale plonge ses racines dans l’histoire même des colons venus de l’Ouest de la France. Avec eux, ils ont emporté des chansons populaires comme « J’ai vu le loup, le renard, la belette », ancêtre direct de La Jument de Michao. Ces airs, transmis de génération en génération, se sont installés dans les cercles de musique cajun où ils sont encore chantés aujourd’hui, notamment par les Balfa Brothers, Beausoleil, et les Frères Michot. Ainsi, lorsque les musiciens bretons Simon Soubigou et Tanguy Créachcadec ont rejoint les Lost Bayou Ramblers sur scène, c’est tout un pan de mémoire collective qui s’est ravivé. Les deux rives de l’Atlantique se sont retrouvées réunies par une même mélodie, témoin vivant d’un voyage commencé il y a plusieurs siècles. Quand la musique rassembleCette collaboration autour de La Jument de Michao n’était pas seulement une rencontre musicale — c’était une reconnexion historique entre deux cultures liées par leurs racines communes et leur combat actuel pour préserver leurs traditions. Dans une courte vidéo tournée à NOLA, Louis Michot revient sur cette expérience unique, partageant son enthousiasme pour cette fusion entre la Bretagne et la Louisiane, entre la bombarde et le violon cajun. Une fois encore, Breizh Amerika démontre le pouvoir universel de la musique : créer des passerelles, rapprocher les peuples, et faire découvrir la culture bretonne à de nouveaux publics américains. Grâce au soutien de la Région Bretagne et de la Brasserie Lancelot, cette aventure a pu prendre vie et faire rayonner la Bretagne bien au-delà de ses frontières. 🎥Découvrez la vidéo de Louis Michot racontant cette belle collaboration Que se passera-t-il lorsque les Américains découvriront le beurre breton ?Nous voulions justement le savoir, c'est pourquoi Breizh Amerika a installé et géré un stand breton (avec des produits bretons, des spectacles de musique bretonne, et good vibes !) en Louisiane pour le Festival Acadiens et Créoles - 70 000 participants. Nous avons présenté plusieurs produits bretons lors du festival : Breizh Cola, gâteau breton et kouign-amann de La Quimperloise, ainsi qu’une dégustation spéciale de quatre beurres bretons (LeGall, Vieux Bourg, Paysan Breton et Kerguillet). Les réactions ont été tout simplement incroyables ! Voici un fan qui est revenu le lendemain pour plus de beurre : VOIR LA VIDÉO Voir la vidéo de dégustation de beurre breton. Résumé vidéo de notre stand breton le week-end. Un merci tout particulier à nos partenaires, la région Bretagne et la Brasserie Lancelot, pour leur soutien. Le 10e anniversaire de Breizh Amerika se poursuivent en LouisianeAprès un lancement festif à Lorient marqué par la création de la Breizh Amerika Session IPA, suivi quelques semaines plus tard par des performances vibrantes du Breizh Amerika Collective lors du Festival Interceltique de Lorient, les célébrations du 10e anniversaire de Breizh Amerika continuent de l’autre côté de l’Atlantique. C’est désormais en Louisiane, à Lafayette et à La Nouvelle-Orléans, que Breizh Amerika marquera cette décennie d’échanges culturels et de ponts tissés entre la Bretagne et les États-Unis. Des événements uniques sont prévus pour faire rayonner cette belle aventure bretonne en terre cadienne. Quel est le programme à Lafayette ?Que vous soyez Breton ou simplement ami de la Bretagne : rejoignez-nous pour continuer à célébrer les 10 ans de Breizh Amerika ! Comme toujours, nous serons à la recherche d’échanges et de rencontres pour partager nos cultures et créer des ponts entre les peuples. Cette fois, nous organisons un événement unique : la Breizh Amerika Collab, une collaboration musicale inédite entre artistes bretons et cajuns. 🎶 Depuis la Bretagne : Tanguy Soubigou et Simon Creachcadec 🎶Depuis la Louisiane : Louis Michot (double lauréat des Grammy Awards), Jourdan Thibodeaux, Trey Boudreaux et Kevin Naquin. Cette collaboration prendra vie pendant le Festival Acadiens et Créoles à Lafayette, un cadre idéal pour faire dialoguer les musiques et traditions de nos deux régions. Breizh Amerika tiendra également un stand Bretagne au festival, une belle occasion de découvrir ou redécouvrir la richesse de la Bretagne : sa culture, sa langue, son tourisme… sans oublier les dégustations de beurre breton, de gâteau breton et du célèbre kouign-amann ! Un grand merci à nos partenaires et soutiens : la Région Bretagne et la Brasserie Lancelot. 📅 Dates à retenir à Lafayette :
Qu'est-ce que le Festival Acadiens et Créoles ?Le Festival Acadiens et Créoles est l’un des plus grands événements culturels de Louisiane, célébrant la richesse des traditions cajunes et créoles à travers la musique, la gastronomie, l’artisanat et la langue. Organisé chaque année à Lafayette, au cœur de l’Acadiana, ce festival rassemble des milliers de visiteurs venus découvrir ou vivre pleinement l’héritage unique de cette région. C’est un moment fort pour mettre en lumière les liens profonds entre la Louisiane et la Bretagne. C’est donc tout naturellement que Breizh Amerika y participe cette année pour marquer son 10e anniversaire, et renforcer encore les passerelles culturelles entre nos deux territoires. Quel est le programme à New Orleans ?Rendez-vous à l’Alliance Française de La Nouvelle-Orléans, en partenariat avec le New Orleans Jazz Museum, pour une soirée « A Night in Brittany » qui met la Bretagne à l’honneur. La soirée débutera par une table ronde avec Greg Lambousy (directeur du New Orleans Jazz Museum), George Brown et Chantz Powell, membres du Breizh Amerika Collective. Ils reviendront sur la genèse du projet, né de l’envie de créer des ponts musicaux entre la Bretagne et La Nouvelle-Orléans, deux territoires riches de traditions musicales vivantes. Le Breizh Amerika Collective rassemble des musiciens bretons (Julien Le Mentec, Gweltaz Rialland, Thibault Niobé, Lionel Prigent) et louisianais dans un esprit de collaboration et de fusion des styles — entre fest-noz, jazz, funk et musiques traditionnelles. Après des résidences de création aux États-Unis, le collectif s’est notamment illustré en 2025 lors de performances remarquées au Festival Interceltique de Lorient (FIL), où cette fusion inédite entre musiques bretonnes et louisianaises a conquis le public. La conversation sera suivie d’un concert de musique bretonne par le duo Tanguy Soubigou & Simon Creachcadec (accordéon & saxophone). Et pour parfaire l’expérience : crêpes bretonnes servies toute la soirée. 📅 À noter à La Nouvelle-Orléans :
Qui sont Tanguy Soubigou et Simon Creachcadec ?Tanguy Soubigou et Simon Creachcadec viennent de Plougastel, une petite commune de Bretagne… mais leur musique, elle, dépasse largement les frontières. Avec pour seuls instruments un accordéon diatonique et un saxophone, ils créent une musique puissante, organique, et profondément entraînante — à la fois ancrée dans la tradition et résolument contemporaine. Leur style s’inspire des danses traditionnelles bretonnes, mais ce n’est pas une musique de musée : elle est vivante, brute, et pensée pour le présent. Imaginez une sorte de folk mondial sous tension : des riffs d’accordéon hypnotiques, des envolées de saxophone, et des grooves qui donnent envie de danser, même sans connaître les pas. Leur aventure en duo prend son envol en 2017, lors d’une tournée en Louisiane. Le choc culturel entre la Bretagne et le pays cajun fait jaillir une étincelle dans leur musique, les poussant à explorer de nouveaux territoires sonores, entre tradition et modernité. 🎵 Tanguy, issu d’une famille de musiciens depuis cinq générations, monte sur scène dès l’âge de 10 ans. Figure respectée de la scène bretonne, il a joué à travers l’Europe et les États-Unis, remporté de nombreux prix, et même rédigé un mémoire universitaire sur le "swing" naturel des danses bretonnes. 🎷 Simon est un saxophoniste et multi-instrumentiste passionné (il joue aussi de la clarinette et de la bombarde). Ancien membre du prestigieux Bagad de Lann-Bihoué (groupe de musique officielle de la Marine nationale française), il apporte une touche jazz, un son riche, et une énergie communicative à chaque performance. Sur scène, pas de script : juste une alchimie musicale, un groove irrésistible, et une joie contagieuse. Que ce soit en salle, sous un chapiteau de fest-noz, ou en plein air, le duo Soubigou / Creachcadec invite à bouger, vibrer… et ressentir. Une fin de tournée sous le signe de Samhain… à La Nouvelle-Orléans !Pour clore cette série d’événements marquant les 10 ans de Breizh Amerika, nous célébrerons également Samhain, l’ancienne fête celtique marquant la fin de l’année et le début de la saison sombre. Célébrée depuis des millénaires en Bretagne et dans d'autres cultures celtiques, Samhain est un moment de passage, de mémoire et de mystère — un temps où, selon la tradition, le voile entre les mondes devient plus mince. Quel meilleur endroit que La Nouvelle-Orléans pour fêter cette période si particulière ? Surnommée "la ville la plus hantée d’Amérique", NOLA est célèbre pour son atmosphère envoûtante : rues chargées d’histoire, vieux cimetières aux allées ombragées, légendes vaudou, et passion pour tout ce qui touche au mystique, à l’invisible et à la célébration des esprits. 🎃 Entre musique, traditions celtiques et ambiance surnaturelle, cette fin de tournée promet d’être inoubliable, vibrante et un peu magique. Interceltic Business Forum 2025 : Une journée de connexions, d’innovation et d’ambition celtique8/16/2025 Retour sur le Interceltic Business Forum 2025 à LorientPar une chaude matinée d’été, au cœur de la Bretagne, le Interceltic Business Forum 2025 a accueilli des entrepreneurs, décideurs, innovateurs et investisseurs venus de tout le monde celtique pour une journée vibrante d’idées, de réseautage et de connexions culturelles. Organisé pendant le célèbre Festival Interceltique de Lorient, le forum a une fois de plus démontré pourquoi il est l’événement incontournable pour celles et ceux qui souhaitent bâtir des ponts entre les régions celtiques — et au-delà. Que s’est-il passé à Lorient ?Dès l’ouverture des portes, l’énergie était palpable. Les participants se sont retrouvés autour d’un café, créant de nouveaux liens avec une aisance typique de l’ambiance chaleureuse et authentique du forum. Le programme officiel a débuté par les discours de bienvenue de Fabrice Loher (Président de Lorient Agglomération), Philippe Rouault (Président de la CCI du Morbihan), Jean-Pierre Kihl (Festival Interceltique), et Robert Gauvin (Ministre du Nouveau-Brunswick), soulignant tous l’importance des liens économiques et culturels entre les communautés celtiques de part et d’autre de l’Atlantique. L’un des premiers panels de la matinée, Lorient Intelligence Embarquée, a mis en lumière la réputation croissante de la ville dans les domaines des technologies embarquées et de l’innovation maritime, avec les interventions de Gilles Poupard (Audelor), Fulup Le Fol (IOT.bzh), et Gaël Daubert (Marport). Ensuite, Charles Kergaravat, fondateur du forum, a rappelé l’importance des connexions interceltique — non seulement pour la croissance économique, mais aussi pour la préservation culturelle, l’innovation et un avenir commun. Un moment marquant est survenu lorsque le député britannique Perran Moon a invité l’auditoire à "libérer le tigre celtique de Cornouailles", affirmant le rôle central de la région dans la résurgence économique celtique. Peu après, Antoine Bocquier a présenté son travail sur le lancement d’un rover lunaire, illustrant comment les talents bretons rayonnent bien au-delà de la Terre. Pádraig Slyne, d’EirGrid, a souligné le potentiel réel de l’interconnexion énergétique entre les régions celtiques, notamment grâce au Celtic Interconnector, qui reliera physiquement les réseaux électriques irlandais et français — une avancée technique, mais aussi un modèle stratégique de coopération régionale à long terme dans le domaine des énergies renouvelables. Connaissez-vous l’île de Man ?Après une pause réseautage, l’île de Man est passée sous les projecteurs lors d’une session animée par Kirree Gooberman, mettant en valeur les progrès réalisés par l’île pour affirmer sa place sur la scène interceltique. Longtemps sous-représentée lors des précédentes éditions, cette année a marqué un véritable tournant. Avec un panel dynamique — Chris Kissack, Brendon Kenny, Tim Sayer et Chris Lee — la session a mis en avant l’éventail impressionnant des activités de l’île : innovation alimentaire primée, services numériques, entreprises prêtes à l’export. Leurs témoignages ont suscité admiration et curiosité. À la fin de la session, une chose était claire : l’île de Man était passée du statut d’acteur discret à celui de pôle celtique incontournable. Beaucoup dans la salle se sont demandé : “Quand est-ce qu’on y va ?” Connexions interceltique : pourquoi elles comptentAprès le déjeuner, le forum a élargi la perspective avec un panel sur le thème Interceltic Connections: Why They Matter, réunissant Patrick Torrekens (Enterprise Ireland), John O’Loughlin (Gouvernement gallois), Russell Dalgleish (Scottish Business Network) et Celine Jones (Capital Law). Leurs échanges ont renforcé l’idée que des collaborations plus étroites entre les nations celtiques peuvent libérer des opportunités économiques tout en renforçant une identité collective. IA et cultureUne session marquante, intitulée AI & Creativity, a réuni Rónán Mac Con Iomaire (Údarás na Gaeltachta), Jean-Marie Ollivier (Dizale), et Abby Reka (Université de Galway). Ensemble, ils ont exploré comment l’intelligence artificielle peut soutenir la préservation culturelle et les industries créatives, tout en abordant de manière critique les questions liées aux droits d’auteur et aux gains d’efficacité dans les processus de narration, de traduction et de production. L’après-midi a également accueilli une table ronde axée sur la mer et la transition énergétique, avec la participation de Pennavel, APAK, Lorient Agglomération et la CCI du Morbihan — mettant en avant le potentiel de la région en tant que leader de l’économie bleue. Interceltic Startup ChallengeLe Interceltic Startup Challenge a été l’un des temps forts du forum, offrant une plateforme à haute énergie pour mettre en lumière la nouvelle génération d’innovateurs celtiques. Organisé en collaboration avec des agences de développement régional et des accélérateurs de startups, le challenge sélectionne une startup en phase de démarrage dans chaque région celtique — Irlande, Écosse, Pays de Galles, Cornouailles, Bretagne et île de Man — pour pitcher à Lorient. Les lauréats bénéficient d’un accompagnement personnalisé : assistance au voyage, soutien juridique, mentorat, exposition internationale et appui à l’implantation dans un autre marché celtique. Voici la cohorte 2025, illustrant toute la richesse des talents celtiques :
En fin de journée, dans un moment de fierté pour la Cornouailles, Hertzian a été désignée Championne Interceltique des Startups 2025, suite à la délibération d’un jury composé de 15 leaders économiques des nations celtiques. Cette reconnaissance souligne non seulement la réussite commerciale et l’expertise IA de Hertzian, mais aussi la qualité entrepreneuriale montante dans toutes les régions celtiques. Les cousins d’AmériqueAprès une présentation inspirante de Ben Berthelot, Kevin Naquin et Sami Parbhoo, Rebecca Guidry sur le tourisme en Louisiane, Emily Cintora, Consule des États-Unis pour l’Ouest de la France, a conclu par une réflexion sur l’innovation transatlantique, la diplomatie et la solidité des liens culturels entre les États-Unis et les nations celtiques. Puis, le forum s’est terminé par une dernière session de réseautage, où des connexions durables se sont formées et de nouvelles collaborations ont commencé à émerger. En point d’orgue, le grand lauréat du Interceltic Startup Challenge a été officiellement annoncé : Hertzian. Connexions celtiques en actionLe Interceltic Business Forum 2025 n’était pas seulement un événement — c’était la démonstration vivante de ce qu’il est possible de créer lorsque culture partagée et ambition collective se rencontrent. Des rovers lunaires aux solutions alimentées par l’IA, des pitchs de startups aux débats politiques, chaque session a mis en lumière une vérité centrale : le monde celtique ne se contente pas d’un riche passé — il a un avenir prometteur. Ce qui a distingué cette édition n’était pas seulement la qualité des idées ou la portée internationale des discussions, mais l’authenticité, l’énergie et l’ouverture de chacun dans la salle. Que ce soit dans un couloir, une session de pitch ou un bière bretonne de fin de journée, des liens significatifs se sont noués, porteurs de nouveaux partenariats, investissements et innovations. Alors que le forum s’achevait et que les conversations se poursuivaient dans les rues de Lorient, une chose était claire : les nations celtiques avancent — ensemble. Et si l’énergie de cette édition en est le reflet, le meilleur reste à venir. www.intercelticforum.com |
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November 2025
Breizh Amerikais an organization established to create, facilitate, promote, and sponsor wide-ranging innovative and collaborative cultural and economic projects that strengthen and foster relations and cooperation between the United States of America and the region of Brittany, France. |

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