L’île de Man accueille pour la première fois l’Interceltic Business ForumL’Interceltic Business Forum s’apprête à écrire une nouvelle page de son histoire sur l’île de Man, à l’occasion de sa neuvième édition et, surtout, pour la première fois dans ce territoire celtique. Depuis sa création, le forum s’est imposé comme un rendez-vous à part, au croisement de l’entreprise, de l’innovation, des territoires et des cultures celtes. Plus qu’un simple événement économique, il défend une vision : celle d’un espace interceltique capable de faire dialoguer identité, coopération et ambition internationale. L’édition 2026 a donc une portée particulière. En choisissant l’île de Man, le forum affirme sa volonté de continuer à élargir sa géographie tout en restant fidèle à son ADN. Cette première mannoise met en lumière un territoire qui conjugue héritage celtique, agilité institutionnelle et volonté de se positionner sur les secteurs d’avenir. Pour les participants venus de Bretagne, de Cornouailles, d’Irlande, d’Écosse, du pays de Galles et d’ailleurs, ce rendez-vous promet une journée de réflexion, de rencontres et de perspectives concrètes. Des intervenants majeurs : les leaders de l’île de Man et des Cornouailles, et l’essor de l’IALa force de cette neuvième édition tient d’abord à la qualité de son plateau. Dès l’ouverture, le ton sera donné avec la présence de Hon. Alf Cannan MHK, Chief Minister de l’île de Man, de Kirree Gooberman, CEO de Business Isle of Man, et de Charles Kergaravat, fondateur de l’Interceltic Business Forum. Cette séquence d’ouverture souligne l’importance politique et stratégique de l’événement pour le territoire hôte, qui entend clairement faire de cette première édition sur l’île de Man un moment fort de son calendrier économique. Autre figure attendue : Leigh Frost, Leader of the Cornwall Council, qui interviendra dans une conversation consacrée à la diaspora et au rôle des Cornouailles comme nation invitée d’honneur du Festival Interceltique de Lorient 2026. Sa présence rappelle à quel point le forum ne se limite pas aux seuls enjeux business au sens classique du terme. Ici, développement économique, diplomatie territoriale, réseaux diasporiques et affirmation culturelle avancent ensemble. L’autre grand fil rouge de la journée sera sans conteste l’intelligence artificielle. Plusieurs interventions y seront consacrées, avec des angles très concrets : adoption de l’IA dans un monde multilingue, usage de l’IA dans le support client à grande échelle, ou encore préservation de la langue mannoise grâce aux nouvelles technologies. Dans ce contexte, la présence de Declan Ivory, VP Customer Support chez Intercom, attire particulièrement l’attention. Elle apporte une dimension très opérationnelle et très actuelle à la programmation. Intercom, devenu l’un des grands noms de la tech irlandaise, incarne cette nouvelle génération d’entreprises capables de faire de l’IA un moteur de croissance à grande échelle, avec plus de 400 millions de dollars de revenus récurrents. Cela donne à cette intervention un relief particulier : on ne parle plus d’IA comme d’une promesse abstraite, mais comme d’un levier économique bien réel. Quelques thèmes forts de la journéeLe programme de cette édition sur l’île de Man reflète une ambition claire : faire dialoguer les grands sujets de transformation économique avec les spécificités des territoires celtiques. L’innovation y occupe une place centrale, qu’il s’agisse de l’Isle of Man Innovation Challenge, des liens entre universités et entreprises, ou de l’essor de l’IA dans des contextes multilingues et culturels. Mais la journée ne s’arrête pas à la technologie. Elle abordera aussi le tourisme avec impact, la transition des entreprises vers des modèles plus responsables, la valeur de la nature, le maritime, l’ingénierie et l’industrie manufacturière. Cette diversité thématique montre bien ce qui fait la singularité du forum : il ne s’agit pas seulement d’observer les tendances, mais de réfléchir à la manière dont les nations et régions celtiques peuvent y prendre part, chacune avec ses forces propres. La question de la diaspora sera également très présente, que ce soit à travers les Cornouailles, l’Irlande ou les réseaux économiques écossais. Là encore, l’Interceltic Business Forum défend une idée forte : les diasporas ne sont pas seulement des héritages affectifs ou culturels, elles constituent aussi des réseaux d’influence, de circulation et d’opportunités économiques. Enfin, la langue et la culture garderont toute leur place dans la programmation, notamment autour de la langue mannoise. Ce point est essentiel. L’Interceltic Business Forum repose depuis ses débuts sur la conviction que l’économie ne peut pas être dissociée des récits, des langues et des identités qui structurent les territoires. C’est précisément cette articulation entre enracinement et projection internationale qui fait sa force. Qu’est-ce que l’Interceltic Business Forum, et pourquoi l’île de Man ?L’Interceltic Business Forum est un espace de rencontre dédié aux échanges économiques entre les nations et régions celtiques. Son objectif est de favoriser les coopérations, de faire émerger des synergies entre écosystèmes territoriaux, et de montrer que les espaces celtiques peuvent proposer des modèles originaux dans des secteurs aussi variés que l’innovation, le tourisme, la finance, la culture ou l’investissement. Le choix de l’île de Man s’inscrit parfaitement dans cette logique. L’île présente plusieurs caractéristiques qui résonnent avec l’esprit du forum : une identité celtique affirmée, une taille qui favorise l’agilité, une capacité à tester de nouveaux modèles et une vraie volonté d’attirer entreprises, talents et investisseurs. En accueillant pour la première fois l’Interceltic Business Forum, elle affirme sa place au sein des dynamiques économiques interceltique contemporaines. Ce choix a aussi une portée symbolique. Il rappelle que le monde celtique ne se résume pas à une mémoire ou à un imaginaire partagé, mais qu’il peut aussi constituer un espace vivant de collaboration économique. Sur ce point, l’île de Man apparaît comme un hôte particulièrement pertinent : un territoire où l’identité n’est pas un frein à l’ouverture, mais au contraire un socle sur lequel construire. Le programme des intervenants16 avril 2026 Villa Marina, Douglas, Isle of Man 08h30 - 09h00 Inscription et networking Rafraîchissements offerts 09h00 - 09h15 Mot d’accueil Hon. Alf Cannan MHK, Chief Minister Kirree Gooberman, CEO Business Isle of Man Charles Kergaravat, Founder Interceltic Business Forum 09h15 - 09h30 Conversation autour de la diaspora et des Cornouailles, nation invitée d’honneur au Festival Interceltique de Lorient 2026 Leigh Frost, Leader of the Cornwall Council Animée par Charles Kergaravat 09h30 - 10h15 Isle of Man Innovation Challenge Animé par Chris Reilly, Strategic Partnership Manager Digital Isle of Man Shelley Langan-Newton, Co-Founder & CEO, SQR Brendon Kenny, Ellanstone Ltd. Adoption de l’IA dans un monde multilingue Tomás Ó Síocháin, CEO at Údarás na Gaeltachta Le modèle pour déployer un support client IA à grande échelle Declan Ivory, VP Customer Support, Intercom 10h15 - 10h30 Quand le campus rencontre l’entreprise : une nouvelle ère de l’innovation hybride Animé par Harry O’Rahilly, Head of Prosperity & Economy at Foreign and Commonwealth Office, Ireland Liam Cronin, Director of Innovation UCD Mark John, Co-Founder and Shareholder at Tramsheds Tech Ltd. Culture Vannin et l’Année de la langue mannoise Tiffany Kerruish, Year of the Manx Language Coordinator 10h35 - 11h00 Pause et networking Rafraîchissements offerts 11h00 - 12h00 Sapphire Holidays : devenir une B-Corp Simon Tregoning, Owner and Chairman Sapphire Holidays Un tourisme porteur de sens Animé par Deborah Heather, CEO Visit Isle of Man Simon Tregoning, Owner and Chairman, Sapphire Holidays John Keggin, Commercial Director Island Escapes Jamie Miles, Managing Director, Anglesey Holiday Lettings 12h00 - 13h30 Déjeuner et networking Déjeuner offert 13h30 - 14h25 La valeur de la nature Animé par Paul Blake, Head of Banking & Fiduciaries Finance Isle of Man Graham Makepeace-Warne, CEO Manx Wildlife Trust Alan Costello, Chair of Board of Directors for Natural Capital Ireland Nigel Cheesley, Country Head, Isle of Man & Director Sustainability at Lloyds Bank International Conversation avec Awaken Angels, première et unique communauté d’investissement dirigée par des femmes en Irlande Mary McKenna, Co-Founder & Chair, Awaken Angels Charles Kergaravat 14h25 - 14h45 Conversation : état des lieux du secteur maritime Lee Clarke, Managing Director IOM Maritime Cameron Mitchell, Director IOM Ship Registry 14h45 - 15h30 Ingénierie et industrie manufacturière sur l’île de Man Colin Moughton, Founder & Principal Consultant, Insight Innovation Présentation d’entreprise – The Albion Knitting Co. Ltd Jamie O'Neill, Managing Director Albion Chris Murphy, CEO Albion Maddison Smith, Brand Marketing Manager Albion 15h20 - 15h50 Pause et networking 16h00 - 16h30 Préserver la langue mannoise grâce à l’IA Chris Kissack, Senior Business Developnment Manager Acclaim Limited Chris Bartley, PhD Student in Speech and Language Processing University of Sheffield Comment l’Irlande interagit avec sa diaspora et l’engage Aisling Moroney, Policy Analyst, Western Development Commission Comment mieux valoriser sa diaspora celtique ? Animé par Charles Kergaravat Nicola Lloyd, founder of Global Cornish Allan Mulrooney, CEO Western Development Commission Scott Dalgleish, Scottish Business Network Alison Teare, Head of Locate Isle of Man 16h45 - 16h55 Point d’actualité de l’Interceltic Business Forum par son fondateur Charles Kergaravat 16h55 - 17h00 Mot de clôture Kirree Gooberman, CEO Business Isle of Man 17h30 - 20h00 Réception du soir – Noa Market Hall, Market Hill, Douglas IM1 2BH
0 Comments
When a Crêpe Becomes a Matter of PhysicsA crêpe is not usually the first object that comes to mind in a physics lab. In Brittany, it belongs more naturally to the family table, the local crêperie or the summer festival than to the world of equations and mechanical models. And yet that is exactly where it has now appeared. In a recent study led by researcher Tom Marzin, the crêpe becomes a serious subject of scientific inquiry. The paper, titled The Physics of Crêpes: Elasto-gravity control of soft folding, asks a simple question: what happens when a soft, thin object folds under its own weight? The answer is more interesting than it may first appear. By studying folded crêpes alongside other flexible materials, the researchers show that this familiar Breton staple can help explain how soft sheets bend, hold their shape, store energy and unfold. It is a reminder that science often begins with ordinary objects, observed closely. The crêpe is one of Brittany’s most recognisable cultural symbols. To see it enter the language of modern physics is both amusing and meaningful. A Breton Classic, Observed Differently The starting point of the research is simple: fold a crêpe and watch what happens. Unlike a sheet of paper, a crêpe does not form a hard crease. It bends softly. It curves. It settles into place under the combined effect of its own flexibility and its weight. In scientific terms, this is what the researchers call soft folding. That distinction matters. A great deal of folding science has focused on rigid materials or folds created by sharp creases. But many materials in everyday life do not behave that way. Fabrics, thin films, membranes and food items like crêpes belong to another category altogether. They fold without hinges. Their shape emerges from a balance of forces rather than from a fixed line. That is what makes the crêpe so useful as a model. It is round, thin, soft and immediately legible. Anyone can see the phenomenon. The fold is not abstract. It happens on a plate. There is also something fitting in the fact that a Breton food should become the basis of this kind of experiment. Brittany has long been associated with forms of knowledge that are practical, embodied and handed down through gesture as much as through theory. Cooking is one of them. The making of crêpes involves texture, timing, temperature and technique. It is not physics in the academic sense, but it is certainly an intimate understanding of matter. The study suggests that a crêpe cannot be folded indefinitely: in practice, the limit is only a few stable folds, with around four folds serving as a useful rule of thumb for a crêpe-sized circular sheet. What the Study ShowsAt the centre of the paper is the idea that a soft fold is governed by a balance between two forces: elasticity, which resists bending, and gravity, which pulls the sheet downward. From that balance, the researchers define what is known as an elasto-gravity length, a characteristic scale that helps predict how the fold behaves. Once that scale is identified, it becomes possible to predict several features of the folded object: its shape, its height, its stability and its tendency to open again. A folded crêpe may look informal or irregular, but its behaviour is not random. It follows a mechanical logic. The researchers compare crêpes with other soft materials, including thin synthetic sheets, and find that the same basic principles apply across all of them. That is what gives the work its broader significance. The crêpe is not just an amusing example. It is part of a larger family of soft, flexible systems. The paper also looks at what makes a fold stable. Some folded shapes remain in place. Others do not. At a certain point, the geometry no longer supports the configuration and the object unfolds. The study shows that this threshold can be understood and predicted. It also answers a question many readers will immediately ask: how many times can you fold a crêpe? Not indefinitely. For circular sheets like crêpes, the number of possible stable folds is limited by geometry, and in practice the paper points to only a few successive folds. As a reader-friendly rule of thumb, around four folds is a fair summary for a crêpe-sized circular sheet, though the exact limit depends on size and flexibility rather than one fixed universal number. The study goes further still. It examines the volume enclosed by folds and the speed at which a folded object unfolds once stability is lost. In both cases, the behaviour follows identifiable physical laws. The fold is not just a shape. It is a dynamic state, governed by stored energy and release. Why It Matters Beyond the Crêpe The obvious pleasure of this research lies in its subject. But the point of the work reaches well beyond Breton gastronomy. Soft folding matters in many areas of science and engineering. Flexible materials are now used in packaging, soft robotics, membranes, medical devices and deployable structures. In all of these cases, the same questions arise. How can a thin sheet be folded compactly without damage? How stable will it be? When released, how will it deploy? The researchers present their results as a way to think more clearly about compact storage and gravity-assisted deployment in soft materials. That is why the crêpe matters here. Not because it is quaint, but because it makes the physics visible. It turns an abstract problem into something immediate. The folded crêpe becomes a bridge between the domestic and the scientific. That bridge is also cultural. Breton identity is often represented through food, but not always in ways that feel substantial. Too often, regional cuisine is reduced to image or cliché. What this study offers instead is another way of looking at a cultural object. The crêpe remains rooted in tradition, but it is also revealed as a structure with material intelligence. That is a useful reminder. Culture is not separate from knowledge. It often contains it. FURTHER READING: Discover the history of crepes Louis Michot célèbre les liens entre la Louisiane et la BretagneNous sommes ravis de partager que l’artiste louisianais Louis Michot se produira en Bretagne cet été dans le cadre du Festival Interceltique de Lorient. Voix essentielle de la scène musicale louisianaise, Louis Michot s’attache à faire vivre la langue et les traditions culturelles de Louisiane, qu’il a déjà mises à l’honneur à travers plusieurs collaborations avec Breizh Amerika. Double lauréat des Grammy Awards, il incarne une création artistique à la fois profondément enracinée et résolument ouverte sur le monde. À l’occasion de cette belle annonce, il revient avec nous sur son parcours, les liens musicaux entre la Louisiane et la Bretagne, et ce que représente pour lui cette invitation à se produire en Bretagne cet été. Parlez-nous de vous et de votre groupe? Je suis surtout connu comme chanteur et violinist pour les Lost Bayou Ramblers, un groupe de musique “Cadjien” de Louisiane et le gagant du deux prix Grammy, et en même temps je donne des performances solo, et avec mon group SWAMP MAGIC, compri de Bryan Webre et Jonny Campos de Lost Bayou Ramblers, et Evan Ceaser de la Nouvelle Orléans sur les tambours. Depuis à l’age de 15 ans, je joue avec Les Frères Michot avec mon père et mes oncles, et ma passion pour le Français Louisianais, le folklore régional, et la renouvelabilité sur le paye qui se disparaît le plus vite du monde, ce à l'essence de ma carrière de musique. Rêve du Troubadour, mon premier album solo, a été lancé en Septembre 2023, et le groupe SWAMP MAGIC à était former de jouer ces pieces sur scene. Je suis accompagné par invités spéciaux sur ces enregistrements incluent guitariste Touareg de Niger, Bombino, et aussi la chanteuse et celliste connue pour sa représentation d'Haïti, Leyla McCalla, et saxophonist avant-garde Dickie Landry, entre autres. Connu d’habitude comme violinist, je joue premièrement de la guitare sur l’album solo, et aussi l'accordéon, bass, et programmations des beats. Les performances de Louis Michot et SWAMP MAGIC présentent des selections dynamique original et des bijoux anciens réimaginer sur les instruments traditionels et moderns. Les chansons de SWAMP MAGIC varie des danses Zydeco au balades de l’ambiance pensif et au nouvelles melodies originales. Existe-t-il des liens musicaux entre la Louisiane et la Bretagne ? Les liens entre la musiques de Louisiane et la Bretagne me resemble tres fort, mais peut explorer. Le debut de cet connection, pour moi, c’est à l’entour de la chanson “Le Jument de Michot”, que mon oncle Bobby Michot à ramener ici en Louisiana apres avoir apris en Bretagne plus que trents ans passé. Depuis qu’on aà commencer de jouer cette chanson avec Les Frères Michot, et asteur avec SWAMP MAGIC, on à trouver un lien tres fort avec les musiciens de Bretagne, et en plus ça partage le nom de ma famille, et on avait plein des Juments qui ont “manger tout le foin” avant l’hiver est arriver, comme ell edit la chanson! Cet voyage à Lorient serait mon troisième opportunité de collaborer avec des musiciens Breton, comme en 2025 j’ai jouer avec deux musiciens Breton amener en Louisiane par Breizh Amerika, et aussi en 2014 je faisais partie d’un jumelage avec les musiciens de Lafayette et de Redon de Arnaudville, ici ou je reste en Louisiane. On à partager des chansons Cajun et Breton entre un et l’autre, et on aussi trouver plusieurs chansons en commun, et les melodies et rhythms tres similaire, et je suis bien intrigué de suivre ce connection plus profondement au Festival Interceltique. Vous avez participé a une Breizh Amerika Collab en octobre dernier ; pouvez-vous nous en parler ? Le collaboration mit ensemble pas Breizh Amerika l’année passer pendant le Festival Acadiens et Créole et magnifique. Charles Kergaravat nous à mit en contact avec Simon Creachcadec et Tanguy Soubigou avant de leur arrive en Louisiane, et on a trouver quelques morceau de musique de chaque bord pour apprends, et la première fois qu’on a jouer ensemble c’etait live avant le publique! Ces deux musiciens ont monter sur le scene avec Lost Bayou Ramblers au Blue Moon Saloon à Lafayette le Samedi soir, et on a jouer une chanson Breton, et la foule l’adorer, et nous-autres aussi, et puis ils ont jouer sur un tune Cajun, et on a fini avec La Jument de Michot et le monde n’ont pas arrêter de danser. Vous vous produirez au Festival Interceltique 2026. Qu'est-ce que cela représente pour vous ?
Notre debut au Festival Interceltique c’est tres important pour nous, pas seulement de continuer à suivre le lien entre les musiques Breton et Cadjien, mais aussi de faire parti d’un connection des sous-cultures qui tiens fort à prosperer contre les pressures sociaux et politiques. En Louisiane, on est tres petite en quantité comparer aux Americains à l’entour, et le transmission de notre langue et la connaissance des traditions c’est pas evident à continuer, mais c’est tres importants que ça reste vibrant, voulu, et soutenu. On à beaucoup d’apprends par rapport a à l’experience Breton. Retour sur la conférence à Lorient sur l’émigration bretonne vers les États-UnisCette semaine à Lorient, dans le cadre des Deizioù, Emglev Bro an Oriant et l’UPB ont accueilli une conférence de Charles Kergaravat (association Breizh Amerika) consacrée à l’émigration bretonne vers les États-Unis, devant un public nombreux. Un grand merci aux organisateurs, ainsi qu’à toutes celles et ceux qui sont venu·e·s ! Lors de cette rencontre, Charles est revenu sur les grands axes qui permettent de comprendre cette histoire transatlantique : le pourquoi des départs, la manière dont l’émigration s’est développée au fil du temps grâce aux réseaux et aux destinations, les conséquences humaines, sociales et culturelles des migrations, et enfin ce qu’il en reste aujourd’hui, entre héritage, mémoire, recherches et liens encore bien vivants entre Bretagne et Amérique. Vous aimez l’histoire ? https://www.breizh-amerika.com/history.html Envie d’accueillir cette conférence dans votre ville ? Breizh Amerika peut étudier l’organisation de cette présentation chez vous (association, médiathèque, festival, université). Contactez-nous pour en discuter. A Look Back at Charles Kergaravat’s Lorient Talk on Breton Emigration to the United StatesThis week in Lorient, as part of Deizioù, Emglev Bro an Oriant and UPB hosted a well-attended conference by Charles Kergaravat from Breizh Amerika, dedicated to Breton emigration to the United States. Many thanks to the organizers and to everyone who joined us! During the talk, Charles revisited the main themes that help make sense of this transatlantic story: why people left, how emigration grew over time through networks and destinations, the human, social, and cultural impacts of migration, and finally what remains today—a living legacy shaped by memory, research, and enduring connections between Brittany and the United States. Want to dive deeper? Explore Breizh Amerika’s history resources Interested in hosting this presentation in your town? Breizh Amerika can explore organizing this talk with your group (community organization, library, festival, university). Get in touch and let’s discuss. BREIZH AMERIKA PROFILES | Theodore BrodeIn this Breizh Amerika Profiles, we meet Theodore “Ted” Brode—known to many as Théo—a Louisiana-based French educator and musician whose journey has carried him from pipe band circles and Cajun sessions to festoù-noz in Brittany. He shares how family roots, a year in Rennes, and a Bagad encounter in Lafayette helped spark a deep dive into Breton music—right down to picking up the bombarde and finding new ways to connect Breizh and Louisiana. Tell us where you are from and your interest in Brittany? My name is Ted. I grew up in the woods of northeast Louisiana. I’ve lived in the Lafayette area for a while now. Most people know me in local circles for my work in French and French language education. That is a story in and of itself. In short, I’ve been pretty deep into anything in Louisiana connected to French/ A lot of my francophone friends know me as “Théo.” At the same time, I suppose I’ve also had my feet wet in all types of musical and language related things throughout my life. My exposure to Breton culture was mostly passive growing up. My parents were fans of traditional music and I was exposed to a few Breton melodies from different Celtic groups such as the Chieftains versions of Son ar chistr and Pe trouz war an douar. (I didn’t know the titles at the time but knew the melodies well) We also attended different festivals where I listened to a lot of Celtic music. Most Celtic bands have some sort of Breton set. I saw a Highland Pipe Band play at a festival and became instantly hooked as a young boy. I started taking lessons around the age of 8 and joined a local pipe band. With the pipe band, I played in various competitions and festivals in the deep south for many years. Throughout my teens, I added a couple popular Bagad tunes to my repertoire such as “An Dro Saint Patrick” and “La Boum” which were well known in the piping circles outside of Brittany. The Great Highland Bagpipe (GHB) has of course been a vital part of the Breton “Bagad” and “Bagadou” since WW2. Naturally, the two piping traditions have bled into each other's repertoires. In addition, I took up playing the Irish whistle and low whistle in high school while listening to a good bit of Breton melodies from different Celtic groups such as Tri Yann and Lunasa. In college, I joined a Celtic folk band playing pipes and whistles. I also played Funerals, Weddings, Burn’s Suppers and St. Patrick’s Day gigs at the local Irish Pub. At the same time, I developed a taste for Cajun music at a pretty young age. I’m not sure why but the French language paired with the fiddle and accordion was something special. In high school, I self taught fiddle and even French. I never took any formal French classes until college. I’m not from an area that has historical ties to Cajun music and isn’t a part of Acadiana. I would say that I was probably exposed to more celtic related things if anything considering the areas Scots and Irish connections. However, a lot of interest in French came not just from that genre of music but also an interest in my family history. Some of those ancestors are also from Brittany: the Voisin family from Saint-Servan, the Leblanc family from St. Malo, the Delachaise family from Nantes, as well as Acadian ancestors who were living in western Brittany during the diaspora. After college, I spent a year teaching in Rennes as a part of the CODOFIL program called Escadrille Louisiane. I went with the intent of learning more French and to become a French Immersion teacher. In my head, my experience with Breton music and learning French were not really connected. (I guess that makes me Breton?) I was in Rennes for French and work but the longer I stayed I realized I had more connections with the area by participating in Fest Noz’s, local festivals such as Bogue d’Or in Redon and traveling throughout Breizh. I learned a lot about the different Breton and Gallo regions. In 2019, Bagad Plougastell came to play at Festival Internationale in Lafayette. At the time, I was deep into Cajun Music and French. I hadn’t really touched my other celtic instruments in several years. Seeing the Bagad in person was definitely motivating. That year I decided to pick the pipes back up and in 2020, when musical competitions became popular online due to Covid, I competed in many events and won a couple 6/8 March competitions using a march composed by Herri Leon (from Finistere) named “Deut mat oc'h Yann.” One thing led to another, and I found myself with a bombarde. Why pick up the bombarde? I chose to learn the bombarde out of curiosity but also to dig a little deeper into music and Breton music. One thing that I’ve enjoyed in the process was moving my mindset outside of sheet music to listening. I really liked how a lot of bombarde repertoire comes from an oral tradition and from a rich tradition in the Breton language. This is kind of foreign to most Highland pipers as they’ve relied heavily on manuals and books. Although, it does have its own ancient singing tradition (See: canntaireachd) I’m not anti-sheet music by any means but that foundation in singing is fundamental. I’ve enjoyed getting into Bagad compositions and arrangements. Although pipers in Bagads and Pipe Bands play essentially the same instrument, they use a different musical scale which is something I have had to wrap my mind around. This is in part due to the bombarde. The bombarde adds so much more to the performance and reaches well beyond the limited scales of the pipes. I’m really starting to step out of my Bagad / Pipe Band comfort zone to see how the bombarde fits in with other traditions and scenes such as its role in the Mass or being played with the Biniou kozh. Was it hard to pick up? The fingering of a bombard has not been difficult to learn because it really mimics the same fingerings of other instruments such as the tin whistle which I already play. However, the bombard is known as a physically demanding instrument. A bagpipe itself is a good exercise on the lungs but you have the luxury of a bag to supplement your breathing. Luckily, the style of Breton bombard music follows a call and response type of structure in which the bombard initiates the rhythm and the feel of the music and allows other instruments such as the binoiou kozh or binoiu braz to fill in the gaps leaving a little breathing room (literally). There are other challenging things that the bombard presents such as hitting extra octaves, tonguing the reed, and adding a type of rhythm that a bagpipe cannot attain. The most challenging thing is just playing and learning the music by myself away from other talabarders. I’ve corresponded with other bombard players but hearing music through a computer is not quite the same as hearing a bombard in person. You’ve taken part in Breizh Amerika before, what have you enjoyed? I’ve listened to several stellar performances from Breton players who’ve travelled to the area in the past few years. The most recent was the most memorable. After the most recent Festival Acadiens et Creoles, I witnessed Simon Creachcadec and Tanguy Soubigou really put on a show at a small house jam outside of Lafayette, Louisiana. Most Breton musicians I’ve seen are multitalented and these two guys really set the bar high. It was a mixture of improv Breton and Louisiana music. It was definitely a night to remember. Le tilde du prénom Fañch en justiceIl y a quelques semaines, Amélie Caro, maire de Pleyben (Finistère), et son conjoint ont été convoqués devant le tribunal judiciaire de Brest afin de défendre le prénom de leur fils, Fañch, âgé de 14 mois. La procédure porte sur l’usage du tilde (ñ), signe diacritique propre à la langue bretonne, dans l’état civil français. Pourquoi « Fañch » ?Selon elle, le choix du prénom est d’abord familial : Fañch était le prénom breton de l’arrière-grand-père de l’enfant (François), décédé un an plus tôt, et couramment appelé ainsi par ses proches. La lettre ñ qui compose ce prénom n’est ni une invention récente ni une provocation : cette graphie existe depuis le Moyen Âge et apparaît dans des textes anciens comme l’ordonnance de Villers-Cotterêts, l’un des textes qui ont structuré l’histoire linguistique du pays. L’usage de ce signe s’inscrit pleinement dans les traditions linguistiques régionales. Une affaire qui s’inscrit dans un contentieux plus largeL’affaire de Pleyben n’est pas isolée. Depuis plusieurs années, d’autres familles ont été confrontées à des contestations similaires concernant l’usage de signes diacritiques propres aux langues régionales — en particulier le tilde dans les prénoms bretons — lors de déclarations à l’état civil. Plusieurs de ces dossiers ont donné lieu à des procédures judiciaires, parfois longues, aboutissant à des décisions variables selon les juridictions et les périodes. Cette nouvelle audience intervient dans un contexte où l’État français utilise par ailleurs officiellement certains de ces signes dans l’espace public, notamment sur des panneaux bilingues ou dans des communications institutionnelles en langues régionales. Cette coexistence de pratiques administratives et de contentieux judiciaires continue d’alimenter le débat.
La suite de l’affaireDans l’attente de la décision, Amélie Caro rappelle que l’enjeu dépasse, selon elle, le cas de sa famille : « Défendre ce prénom, ce n’est pas demander un privilège. C’est défendre une langue, une histoire et le droit de transmettre. » Le tribunal judiciaire de Brest doit rendre sa décision dans environ deux mois. Cette nouvelle étape est suivie de près, alors que plusieurs affaires similaires ont déjà donné lieu à des procédures et à des décisions parfois divergentes selon les juridictions. L’émigration bretonne aux Etats-Unis du XXème siècle à aujourd’hui par Charles KergaravatTout au long du XXᵉ siècle, des milliers de Bretons ont quitté leur terre pour les États-Unis. Ces départs, motivés par des difficultés économiques, les bouleversements sociaux, les guerres ou la recherche de nouvelles opportunités, se sont souvent organisés par réseaux familiaux et communautaires. Ils ont profondément marqué la Bretagne, tout en contribuant à façonner des communautés bretonnes durables outre-Atlantique. Loin de rompre les liens avec leur région d’origine, ces migrants ont maintenu des attaches culturelles, linguistiques et affectives fortes avec la Bretagne. Cette relation singulière a donné naissance à une diaspora active, dont l’histoire permet aujourd’hui de mieux comprendre les phénomènes contemporains de mobilité, d’expatriation et d’appartenance. Replacer cette émigration dans le temps long invite également à porter un regard différent sur les débats actuels autour de l’immigration aux États-Unis. Les parcours des migrants bretons d’hier résonnent avec les enjeux contemporains liés aux politiques migratoires et aux dispositifs de contrôle, notamment ceux incarnés aujourd’hui par ICE. Une mise en perspective historique essentielle pour comprendre comment les sociétés accueillent, intègrent — ou rejettent — celles et ceux qui se déplacent. Informations pratiquesMercredi 11 février ⏰ 16h 🏠 Maison des Associations 📍 5 Pl. Louis Bonneaud, 56100 Lorient Conférence : L’émigration bretonne aux États-Unis du XXᵉ siècle à aujourd’hui Organisateurs : UPB / Emglev Bro an Oriant 🎟️ Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles 📩 Renseignements : [email protected] 📞 02 97 21 37 05 Breizh Amerika et le conférencierLa conférence sera animée par Charles Kergaravat, fondateur et président de Breizh Amerika. Son engagement s’enracine dans une histoire familiale profondément marquée par l’émigration : plusieurs membres de sa famille, originaires de Bretagne centrale, ont pris part aux vagues de départ vers les États-Unis au XXᵉ siècle. Cette mémoire familiale constitue le socle d’un parcours personnel et associatif tourné vers la transmission et le dialogue entre les cultures. Né et grandi à Queens, à New York City — l’un des territoires les plus divers linguistiquement et culturellement au monde — Charles Kergaravat a été très tôt confronté à la pluralité des langues, des identités et des trajectoires migratoires. Cet environnement cosmopolite a profondément façonné son regard sur le monde et nourri son intérêt pour les questions d’appartenance, de circulation et de coexistence culturelle. Il est également le fondateur de BZH NY, créée pour fédérer la communauté bretonne de New York. Dans cette même logique de mise en réseau et de coopération, il a fondé et structuré l’Interceltic Business Forum, une initiative internationale visant à créer des passerelles économiques et professionnelles entre les territoires celtiques et leurs diasporas. Depuis de nombreuses années, Charles Kergaravat s’investit bénévolement dans la construction de ponts durables entre communautés, mêlant culture, économie et initiatives citoyennes, afin de favoriser la compréhension mutuelle et les coopérations transatlantiques. Parallèlement à cet engagement, il a mené une carrière dans le monde de l’entreprise et du marketing, souvent dans des contextes internationaux. Cette double expérience nourrit une approche transversale des relations entre territoires, diasporas et mondes culturels. Son parcours relie ainsi mémoire familiale, expérience vécue de la diversité, engagement citoyen et action économique, au service d’une vision ouverte et contemporaine des liens entre la Bretagne, les États-Unis et leurs diasporas. Breizh Amerika 2025 recap of yearAs this year comes to an end, we’re proud to reflect on a year filled with encounters, collaborations, and celebrations that continued to connect Brittany and America across the Atlantic. Here are some of the moments that brought this year to life:
À l’approche de la fin de l’année, nous sommes fiers de revenir sur une année riche en rencontres, en collaborations et en célébrations, qui ont continué de faire vivre les liens entre la Bretagne et l’Amérique. Voici quelques moments qui ont marqué cette année :
Breizh Amerika 2025 article de presseBreizh Amerika : un pont entre les deux rives de l’Atlantique 🍻 Une bière pour célébrer les 10 ans de Breizh Amerika À Lorient, Breizh Amerika fête ses 10 ans Le collectif Breizh Amerika fête ses dix ans au Festival Interceltique Charles Kergaravat : le pont entre la Bretagne et le monde anglo-celtique Festival Interceltique de Lorient : quand le jazz et la musique bretonne se rencontrent Quand la Bretagne rencontre La Nouvelle-Orléans, une fusion musicale voit le jour Festival interceltique de Lorient : l’édition 2026 mettra le cap sur la mer celtique Charles Kergaravat : « Les liens qui unissent la France aux USA sont forts » Le collectif Breizh Amerika fête ses dix ans au Festival Interceltique Festival Interceltique 2025 : Vrai Cajun, un groupe « bon comme du bonbon » Ces produits du Morbihan sont parmi les meilleurs de France selon le Salon de l’Agriculture Retour à Gourin, sur les traces des Bretons partis pour l’Amérique Sir. Chantz Powell, George Brown et le Breizh Amerika Collective ... Breizh Amerika : de l'émigration bretonne aux fusions ... Breizh Amerika Collective 2025 concert liveBreizh Amerika Profiles : Ronan Dily, JeChercheunGroupe.BZHDans ce nouveau Breizh Amerika Profile, Ronan Dily nous raconte son parcours profondément ancré dans la culture bretonne, entre bagadoù, caisse claire et engagement associatif. Avec son projet JeChercheunGroupe.BZH, il œuvre désormais à faciliter les échanges entre groupes culturels bretons et organisateurs, en Bretagne comme à l’international, avec un objectif clair : contribuer au rayonnement et à la transmission de la culture bretonne. D'où venez-vous ? Quel est votre lien avec la culture bretonne ? Je suis originaire de Lignol, une petite commune en centre Bretagne mais je vis maintenant à Landévant avec ma famille. Dernier d'une fratrie de 3. J'ai grandi avec ma sœur qui jouait de la bombarde puis dansait et avec mon frère qui jouait de la cornemuse. D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu faire de la caisse claire. J'ai donc commencé dès que j'en ai eu la possibilité, à l'âge de 10 ans, au Bagad Sant-Ewan Bubri. J'ai fait mes armes là bas pendant 15 ans avant de rejoindre les rangs du Bagad Ronsed-Mor de Lokoal-Mendon. Je vis toujours entouré de cette culture, musical et culturelle, que j'aime et dont je suis fier. Pouvez-vous nous parler de votre nouveau projet ? Pourquoi était-il important de le créer maintenant ? J'ai créé le site JeChercheunGroupe.BZH pour facilité la mise en relation entre les groupes culturelle Breton et les organisateurs. Je veux faciliter au maximum les échanges entre les parties pour que chacun se focalisent sur le plus important, faire une fête réussie et contribuer au rayonnement de la culture Bretonne. J'apporte également une réel valeur ajouté dans la gestion de son groupe, l'organisation des sorties, la signature des contrats et le paiement. Tant de sujet qui peuvent demander beaucoup de temps pour les bénévoles qui en ont la charge. Les soutiens financiers de la région aux associations tel que Sonerion et Kenleur restent pour l'instant maintenu en Bretagne mais il me semblait important de développer une offre privé pour pérenniser au maximum le circuit. En quoi peut-il être utile à la diaspora bretonne ? Disposer d’un site de référence pour trouver facilement et rapidement tout type de groupe est, je pense, une force que nous, Bretons de tous horizons, pourrons mettre en avant. Cela facilitera les échanges avec des organisateurs étranger, autant lors du premier contact si ces derniers découvrent la culture que lors de la finalisation du contrat avec les différents outils que je propose. L'objectif est toujours le même, continuer à faire vivre et découvrir la culture Bretonne à un maximum de personne. Recettes d’Irène & d’aujourd’hui transmission et saveurs bretonnesVéritable institution à Lorient pour la cuisine et la musique bretonnes, la Tavarn ar Roue Morvan incarne depuis plus de trente ans un art de vivre fait de partage, de fest-noz, de plats traditionnels et de convivialité. Aujourd’hui, Marilyn et Julien Le Mentec perpétuent cet héritage à travers un livre de recettes hommage, entre transmission familiale, produits du terroir et culture bretonne vivante. Nous les avons rencontrés pour en savoir plus sur cet ouvrage et les différentes façons de se le procurer, y compris à l’international. Pouvez-vous nous raconter l’histoire de la Tavarn depuis sa création et nous expliquer le style de cuisine qui a forgé sa renommée au fil des années ? L’histoire de la Tavarn ar roue Morvan a débuté au Croisty en 1993. Jusque-là aux manettes du « Pénalty bar », Irène Le Mentec décide de transformer la salle de bal et de banquet de son établissement en pub breton. Il faut dire que dans le kreiz Breizh, c’est la grande époque des festoù-noz et que les jeunes du coin sont nombreux à faire partie du cercle celtique local, les Dañserien ar vro pourlet, dont Irène était la marraine. La Tavarn devient leur repaire et celui de beaucoup de gens des alentours attirés par l’ambiance des lieux, par les concerts qui y étaient régulièrement organisés et par les fabuleux repas partagés. Cet esprit est parfaitement résumé par Irène : « à la Tavarn, on y boit, on y mange, on y danse et on y chante ! » et la devise de la maison ne bougera pas d’un iota lorsque la Tavarn déménage à Lorient en 1999. On peut dire que l’art de vivre campagnard a aussitôt gagné le cœur des citadins. Apporter à la ville une cuisine de produis frais, des plats traditionnels voire paysans du centre Bretagne a été la source de ce succès, en même temps, qui peut résister aux pommes de terre au four de la Tavarn ? (rires) Ce livre rend hommage à votre mère, Irène Le Mentec, et à l’esprit de la Tavarn : comment avez-vous sélectionné les 32 recettes ? Comme on le faisait pour les chansons traditionnelles, nous avons collecté les recettes auprès de Jean-Marc Bonjour, le chef cuisinier de la Tavarn qui a travaillé aux côtés d’Irène. Tout ceci est une histoire de transmission. Il était évident qu’il fallait faire figurer les incontournables tels que le rost-er-forn (rôti au four), le kig-ha-farz, le flan d’avoine mais nous voulions aussi associer des plats qu’Irène aimait cuisiner pour sa famille et ses proches ou encore des recettes qu’elle servait au Croisty (le cassoulet mod Irène par exemple, un festival de protéines !) La Tavarn est aujourd’hui un véritable haut lieu de la culture bretonne, entre concerts, langue bretonne et convivialité : comment cette dimension culturelle se retrouve-t-elle dans les plats et dans le choix de vos fournisseurs ? Le choix des plats que nous servons, les produits que nous sélectionnons et les intitulés des recettes révèlent notre attachement profond au terroir de notre région, d’ailleurs ce livre est entièrement bilingue (breton/français), pour nous autres, le breton n’est pas une anecdote ! Nous venons du pays pourlet, c’est évidemment l’andouille de Guémené de la maison Rivalan-Quidu que nous mettons à la carte, nous cuisinons aussi avec de la bière bretonne (brasserie Coreff et Lancelot par ex) ou du cidre bio Kermabo du pays de Lorient, un maximum de produits locaux ; Nous éditons les Recettes d’Irène & d’aujourd’hui, et chaque recette est dotée d’un QR code musical qui renvoie vers un album de musique bretonne ou une playlist… on peut donc cuisiner en musique. C’est un peu comme si l’ambiance de la tavarn arrivait chez vous ! Ces recettes sont-elles accessibles au grand public : un lecteur peut-il facilement les reproduire chez lui, même sans être un cuisinier expérimenté ? Soyez rassurés, la cuisine de la Tavarn n’est pas compliquée. Nous avons établi un petit lexique et celles et ceux qui se lancent verront que ça marche ! Les premiers retours qui nous sont faits sont excellents. Nous pouvons juste conseiller d’anticiper car certaines recettes nécessitent parfois une préparation l’avant-veille ou un équipement, un ingrédient particulier (sac pour le kig-ha-farz, kari-Gosse, gruau d’avoine). Comment peut-on se procurer ce livre, y compris pour les personnes de la diaspora bretonne vivant hors de Bretagne, voire à l’étranger ? Nous avons créé une boutique en ligne. Il suffit donc de le commander sur www.trilittlesteps.com, le livre sera chez vous quelques jours plus tard peu importe où vous habitez ! Recettes d’Irène & d’aujourd’hui est également disponible dans de nombreuses librairies et espaces culturels de Bretagne. S’il ne l’était plus, pas d’inquiétude, nous en avons en stock à la Tavarn ar roue Morvan à Lorient. Pour commander le livre, c'est ici ! |
Categories
All
Blog Archives
March 2026
Breizh Amerikais an organization established to create, facilitate, promote, and sponsor wide-ranging innovative and collaborative cultural and economic projects that strengthen and foster relations and cooperation between the United States of America and the region of Brittany, France. |

RSS Feed